Alors que Washington a à nouveau brandi la menace contre la République islamique d’Iran, le président iranien a affirmé que les États-Unis ne parviendraient à rien avec leur nouvelle vague de sanctions économiques, soulignant que l’Iran restera ferme dans sa position.
Au cours d’une réunion, ce mercredi 26 août à la Banque centrale d’Iran, Massoud Pezeshkian a passé en revue les derniers indicateurs monétaires, de change et financiers avec le ministre de l’Économie, Ali Madanizadeh, le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnasser Hemmati, et un groupe d’éminents économistes et universitaires. La réunion de trois heures s’est tenue suite à l’annonce d’une campagne de pression économique américaine contre l’Iran.
« Avec les mesures prévues par les secteurs économiques du gouvernement, l’Amérique n’obtiendra rien par la pression économique à ce stade, pas plus qu’elle n’a obtenu quoi que ce soit pendant la guerre », a déclaré M. Pezeshkian avant de poursuivre : « Notre approche consiste à comprendre et à résoudre les problèmes par l’interaction et la négociation. Nous avons par ailleurs résisté fermement aux pressions économiques comme nous l’avons fait jusqu’à présent, et nous continuerons à résister fermement ».
Il a en outre remercié les organismes du secteur public et privé qui, malgré les difficultés et toutes les pressions, ont mené un vrai « djihad économique », répondu aux besoins essentiels de la population et permis de maintenir la stabilité du marché.
Les économistes présents à la réunion ont présenté leurs points de vue et leurs propositions sur la manière de faire face aux barrières commerciales et de gérer les nouvelles conditions économiques, ainsi que sur les politiques financières et budgétaires, les politiques monétaires et de change, les échanges commerciaux et économiques, la gestion des entreprises et autres sujets d’ordre national.
Des rapports détaillés ont également été présentés sur le marché des changes, la liquidité, la balance des paiements internationaux du pays, les stratégies de régulation monétaire et les mesures opérationnelles visant à piloter l’économie du pays pendant la guerre et la période qui a suivi.
Massoud Pezeshkian a directement examiné le processus d’élaboration des politiques et la mise en œuvre des programmes économiques visant à contrôler le marché et à surveiller les conditions de vie de la population, en analysant leurs forces et leurs faiblesses.
Le président a souligné la nécessité de maintenir la stabilité économique et de maîtriser les anticipations d’inflation compte tenu des circonstances particulières que connaît le pays.
« La gestion des marchés clés, notamment des marchés des changes et monétaires, dans de telles circonstances exige une cohésion et une synergie totales entre l’institution chargée de la politique monétaire, le gouvernement et les autres piliers économiques du pays », a-t-il noté.
Il a salué toutes les idées et les propositions économiques présentées avant d’insister sur la nécessité de soutenir et de tirer parti des expertises des spécialistes en économie.
« Le recours aux idées constructives des élites universitaires est nécessaire. Le gouvernement compte sur les compétences des universitaires dans divers projets et dossiers », a souligné le président iranien.