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Le Yémen frappe des cibles à Najran, en Arabie saoudite, et met en garde contre des attaques « plus douloureuses »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des panaches de fumée s’élèvent du complexe de raffinage et des terminaux pétroliers de Saudi Aramco à Jazan après des frappes de représailles coordonnées lancées depuis le Yémen, sur une image satellite prise le 26 juillet. (Photo : Getty Images)

Les forces armées yéménites ont mené deux opérations de drones visant l’aéroport de Najran ainsi que des installations de Saudi Aramco dans la région de Najran, en Arabie saoudite, a annoncé leur porte-parole, le général de brigade Yahya Saree.

« Nous avons mené deux opérations militaires à l’aide de deux drones », a-t-il déclaré jeudi. « La première opération visait une cible saoudienne sensible à l’aéroport de Najran. »

« La seconde opération visait les installations d’Aramco à Najran et, grâce à Dieu, les deux opérations ont atteint leurs objectifs », a-t-il ajouté.

Le général Saree a précisé que ces deux opérations avaient été menées « en réponse à la violation de l’espace aérien de la province de Saada par des drones ennemis saoudiens ».

« Les forces armées yéménites continueront de protéger la souveraineté du Yémen contre toute intrusion et d’imposer cette équation de riposte réciproque », a-t-il déclaré.

Ces opérations interviennent alors qu’un rapport fait état de projets visant à intensifier les attaques de représailles contre des cibles stratégiques en Arabie saoudite et à renforcer le blocus imposé au royaume.

Le quotidien libanais Al-Akhbar a cité des sources informées selon lesquelles les forces yéménites auraient ajouté des dizaines de cibles vitales à Jazan et à Najran, dans le sud de l’Arabie saoudite, à leur liste de cibles.

Selon ces sources, les attaques yéménites contre des cibles situées dans le sud de l’Arabie saoudite devraient s’intensifier au cours des prochains mois, en représailles à l’intensification des tirs d’artillerie saoudiens contre des villages frontaliers de la province de Saada.

Les sources ont affirmé que les forces yéménites avaient placé Saudi Aramco, ainsi que l’ensemble de ses installations, ses réservoirs de stockage, ses oléoducs et ses terminaux d’exportation, sur leur liste de cibles. Elles ont averti que « l’obstination de l’Arabie saoudite et son refus de répondre aux demandes légitimes du Yémen lui coûteront sa principale source d’approvisionnement en pétrole ».

Elles ont également affirmé que le Yémen continuait d’isoler les ports saoudiens de la mer Rouge et qu’il continuerait d’empêcher les navires saoudiens de traverser la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb jusqu’à ce que Riyad lève son blocus naval et aérien contre le Yémen et s’acquitte de ses obligations.

Le rapport, citant une source maritime à Sanaa, indique que le nombre de navires affichant la mention « cargaison non saoudienne » a récemment augmenté. Il ajoute que les compagnies d’assurance internationales ont demandé à de nombreux navires d’afficher des mentions destinées à réduire les risques pour la sécurité dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb.

« Situation critique »

La source a estimé que cette « nouvelle méthode de divulgation », qui consiste à fournir des informations détaillées sur la nature de la cargaison, les ports d’origine, la destination finale et la nationalité de l’équipage, ainsi qu’à confirmer que le navire n’appartient pas à l’Arabie saoudite, constitue un signe que le transport maritime saoudien est confronté à de graves difficultés.

Elle a averti que les autres solutions auxquelles l’Arabie saoudite aurait recours pour « atténuer la pression du blocus maritime yéménite », notamment le détournement des navires vers le détroit de Gibraltar ou leur acheminement vers le nord en direction de la Méditerranée, « ne seront plus sûres si les forces armées décident de passer à la deuxième phase de l’équation blocus pour blocus ».

La source a également affirmé que le blocus yéménite avait interrompu le transit de 85 % des exportations de pétrole du royaume vers l’Asie via le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb, présenté comme la voie maritime la plus courte entre l’Asie et l’Europe.

Alors que les forces yéménites ont étendu la portée du blocus maritime imposé à l’Arabie saoudite, du sud de la mer Rouge vers le nord, des sources militaires informées ont également déclaré à Al-Akhbar que les forces navales avaient étendu leurs opérations de suivi et de surveillance des navires saoudiens de la mer Rouge à la mer d’Arabie, laissant ainsi présager de nouvelles « surprises ».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV