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L'Iran met en garde la France contre ses « trahisons constantes »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Ebrahim Azizi, président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien. (Archives)

Le député iranien Ebrahim Azizi, président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, a condamné les « trahisons constantes » de la France envers la République islamique d’Iran, estimant que les mesures anti-iraniennes continues de Paris ne feraient que compliquer davantage ses relations avec Téhéran.

« Le peuple iranien n’oubliera jamais les trahisons constantes de la France sur des questions telles que le sang contaminé, INSTEX et le snapback », a-t-il écrit sur X mercredi.

« Poursuivre dans cette voie et mener des actions anti-iraniennes ne fera qu’aggraver la situation », a-t-il ajouté

La référence d’Azizi à l’INSTEX (Instrument de soutien aux échanges commerciaux) et au mécanisme dit de « snapback » intervient dans un contexte de désaccords persistants entre l’Iran et le groupe E3 (France, Allemagne et Royaume-Uni) au sujet du programme nucléaire pacifique de Téhéran.

Les trois pays ont mis fin au mécanisme INSTEX en 2023. Créé en 2019, INSTEX visait à faciliter les échanges commerciaux entre les entreprises européennes et l’Iran, en contournant les sanctions américaines.

L’E3 a également tenté de déclencher l’an dernier le mécanisme de « snapback » pour réimposer les sanctions des Nations unies, malgré l’engagement de Téhéran en faveur de la diplomatie et de la transparence concernant son programme nucléaire.

Les propos d’Azizi font suite à un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères déclarant deux diplomates français en poste à l'ambassade de France à Téhéran persona non grata pour des activités contraires au droit international et à la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.

Dans un communiqué publié mardi, le ministère a déclaré que les deux responsables français s’étaient livrés à des activités contraires au droit international, notamment aux dispositions de la Convention de Vienne.

Le ministère a déclaré que, malgré le fait que plusieurs semaines se soient écoulées depuis que la faute a été découverte, la France n’avait pris aucune mesure pour remédier aux agissements des diplomates ni pour donner des assurances contre des incidents similaires, ce qui a incité Téhéran à interdire aux deux hommes l’entrée du pays.

Cette décision fait suite à un différend diplomatique entre Téhéran et Paris qui s’est intensifié en juillet, lorsque les diplomates ont été brièvement détenus à Téhéran après que les forces iraniennes les ont découverts dans un lieu de réunion secret alors qu’ils exécutaient un mandat judiciaire d’arrestation de deux suspects dans une affaire majeure d’infiltration et d’ingérence étrangères.

Le ministère iranien du Renseignement a déclaré que les deux diplomates avaient « un long passé de violations et de comportements contraires aux lois nationales et aux obligations diplomatiques ».

Azizi a également évoqué la question des produits sanguins contaminés par le VIH fournis par la France dans les années 1980, un autre grief de longue date dans les relations entre Téhéran et Paris.

En 1985, le laboratoire pharmaceutique français Institut Mérieux a fourni à plusieurs pays, dont l’Iran, des produits anticoagulants contaminés par le VIH. Ces produits ont été administrés à des patients atteints d’hémophilie et de thalassémie, dont beaucoup ont contracté le virus et sont décédés par la suite.

L’Iran a enregistré ses premiers cas d’infection au VIH chez des patients ayant reçu des produits sanguins français contaminés.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV