Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré deux diplomates français en poste à l'ambassade de France à Téhéran persona non grata pour des activités contraires au droit international et à la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.
Dans un communiqué publié mercredi, le service des relations publiques du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les deux diplomates français s'étaient livrés à des activités violant le droit international, notamment les dispositions de la Convention de Vienne de 1961.
Le communiqué indique que, malgré plusieurs semaines écoulées depuis que leurs agissements illégaux ont été révélés, le gouvernement français n'a pris aucune mesure pour y remédier ni pour garantir que de tels agissements ne se reproduiraient plus.
« Par conséquent, le ministère iranien des Affaires étrangères déclare ces deux agents persona non grata et leur entrée en Iran sera désormais interdite », indique le communiqué.
En juillet 2026, deux diplomates français ont été brièvement détenus à Téhéran après avoir été repérés lors d’une réunion liée à une enquête de sécurité.
La France a accusé les forces de sécurité iraniennes de mauvais traitements envers leurs diplomates, tandis que Téhéran a rejeté ces allégations et affirmé qu'ils avaient été interrogés sur un comportement « non conventionnel ».
Le ministère iranien du Renseignement a déclaré que les deux diplomates avaient un long antécédent de violations et de comportements contraires au droit iranien et aux obligations diplomatiques.
Après vérification de leur identité, l'affaire a été signalée au ministère iranien des Affaires étrangères, et les diplomates ont été remis à l'ambassadeur de France en Iran, en présence de la police diplomatique.
Le ministère des Affaires étrangères a ajouté que la France avait par la suite lancé une campagne médiatique visant à détourner l'attention de ces violations, affirmant qu'un premier examen des documents trouvés sur place révélait un projet d'infiltration et d'ingérence étrangères.
Lundi, le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, a déclaré que les autorités iraniennes attendaient des excuses des responsables français concernant cet incident, soulignant que ces derniers avaient eux-mêmes reconnu que les deux individus n'étaient pas des diplomates, mais des agents.
Selon M. Baghaï ceci constitue en soi un aveu de violation de la Convention de Vienne.