Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères affirme que les mandats d’arrêt internationaux délivrés contre des responsables israéliens pour les crimes commis dans la bande de Gaza ne peuvent être annulés par des publications sur les réseaux sociaux, remettant en question la crédibilité de l’ordre juridique international actuel.
« S’agit-il de l’ordre international du XXIe siècle — ou du Far West, où un shérif autoproclamé peut publier une affiche « RECHERCHÉ » sur les réseaux sociaux et se faire simultanément juge, jury et bourreau chaque fois que cela l’arrange ? », s’est interrogé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï dans une publication sur son compte X mardi.
« Lorsqu’une juridiction internationale compétente a déjà enquêté sur les atrocités commises à Gaza et délivré des mandats d’arrêt contre les criminels israéliens, une simple publication sur les réseaux sociaux ne peut pas réécrire le droit, contourner les garanties d’une procédure régulière et effacer les décisions rendues par une juridiction internationale. »
Ces commentaires faisaient suite à une publication antérieure du président américain Donald Trump, dans laquelle il affirmait que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne serait pas arrêté s’il se rendait aux États-Unis, malgré le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes qu'il a commis à Gaza.
Netanyahu fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour des crimes de guerre commis à Gaza. Le maire de New York, Zohran Mamdani, a réaffirmé son soutien à la CPI et appelé les autorités fédérales à exécuter le mandat d’arrêt visant Netanyahu si ce dernier se rendait dans la ville à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre.
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Le 21 novembre 2024, la CPI a délivré des mandats d’arrêt à l'encontre de Netanyahu et de son ancien ministre de la Guerre, Yoav Gallant, à l’issue d’une enquête sur des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis dans le cadre du génocide à Gaza.
La Cour a déclaré que Netanyahu et Gallant étaient responsables du crime de guerre consistant à utiliser la famine comme méthode de guerre, ainsi que de crimes contre l’humanité, notamment le meurtre, la persécution et d’autres actes inhumains.
Depuis le lancement de son offensive génocidaire contre Gaza le 7 octobre 2023, Israël a tué plus de 73 000 Palestiniens et en a blessé au moins 174 000 autres, dont la majorité sont des femmes et des enfants.