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Les pourparlers directs avec Israël n'ont apporté au Liban que honte et humiliation (Naïm Qassem)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le secrétaire général du mouvement de résistance Hezbollah, le cheikh Naïm Qassem, prononce un discours télévisé, depuis la ville de Baalbek, dans le sud du Liban, le 4 août 2026.

Le secrétaire général du Mouvement de résistance libanais Hezbollah a catégoriquement rejeté les négociations directes entre le gouvernement libanais et le régime israélien, soulignant qu'elles n'avaient apporté au Liban que honte, humiliation et profonde déception.

Le cheikh Naïm Qassem a fait ces déclarations dans un discours télévisé diffusé mardi à l'occasion de l’Arbaïn - le 40e jour de deuil du martyre de l'Imam Hussein (béni soit-il), le troisième Imam des chiites - depuis la ville de Baalbek, dans le sud du Liban.

« Qu’a retiré le Liban de tous ces cycles de négociations ? Rien. Israël, par contre, a obtenu tout ce qu’il désirait », a-t-il déclaré.

Le chef du Hezbollah a affirmé que les autorités libanaises avaient tenté d'apaiser Israël lors des pourparlers directs plutôt que de défendre fermement les droits légitimes et fondamentaux de leur nation.

« Les autorités libanaises n'obtiendront rien pour le Liban. J'appelle les autorités à cesser de faire des concessions, à engager un dialogue avec le Hezbollah, à rétablir la stabilité intérieure et à réaffirmer leur attachement à la souveraineté nationale », a martelé le cheikh Qassem.

Il a souligné que le fait que l'armée israélienne ait utilisé environ 700 tonnes d'explosifs pour cibler des tunnels présumés du Hezbollah près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, constitue une justification convaincante pour dénoncer les États-Unis et exiger la fin de l'agression israélienne.

« Les responsables libanais discutent et tiennent des réunions [avec leurs homologues israéliens] tout en fermant les yeux sur ses conséquences douloureuses et en ignorant les bombardements, l'humiliation et le déshonneur », a déploré le cheikh Qassem.

Il s'est ensuite exprimé sur l'offensive de septembre 2024 dont l'objectif principal était d'anéantir totalement le Hezbollah par l'assassinat de ses hauts responsables et commandants, dont Sayyed Hassan Nasrallah.

« L’ennemi sioniste a mené des cyberattaques et fait exploser des bipeurs à travers le Liban afin de saper les capacités militaires du Hezbollah. Or, le groupe de résistance n’a pas cédé et a, au contraire, bouleversé l’équilibre des pouvoirs en s’appuyant sur sa foi et sa préparation au combat », a ponctué le cheikh Qassem.

Plus loin dans son discours, le chef du Hezbollah a évoqué le mémorandum d'entente d'Islamabad, signé par Washington et Téhéran le 17 juin, qui était le principal facteur de la cessation des attaques israéliennes contre le Liban.

« La première clause du mémorandum d'entente souligne que l'arrêt des offensives israéliennes au Liban demeure essentiel pour parvenir à une stabilité régionale durable. »

Le cheikh Qassem a également souligné la nécessité de maintenir l'unité nationale au Liban, saluant les relations étroites du Hezbollah avec le mouvement Amal.

« L’unité entre les partis politiques, les factions et les communautés constitue un rempart efficace et redoutable contre l’agression israélienne », a-t-il déclaré.

Ainsi, le chef du Hezbollah a averti que Washington et le régime de Tel-Aviv cherchent activement à étouffer toute résistance, à asseoir leur domination totale sur l'Asie de l'Ouest et à consolider le rôle d'Israël comme instrument au service de l'hégémonie américaine.

Il a conclu en rendant hommage à l'Iran, qui sous la direction du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, remporterait de grandes victoires.

« L'Iran a triomphé et a tenu bon, alors que les États-Unis ont échoué. L'Iran a su résister à l'agression et a prouvé sa force », a ponctué le cheikh Naïm Qassem.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV