L’organisme de coordination maritime yéménite a démenti les désinformations selon lesquelles le Yémen envisagerait d’imposer des droits de transit aux navires commerciaux qui traversent le détroit de Bab el-Mandeb. Cet organisme a affirmé qu’aucune décision en ce sens n’a été prise.
Le Centre de Coordination des Opérations Humanitaires (HOCC) du Yémen a déclaré ce samedi 1ᵉʳ août, dans un communiqué, que les navires commerciaux continuent de bénéficier de la libre circulation en mer Rouge et qu’aucun projet d’imposition de droits de transit n’est actuellement prévu pour les navires traversant le détroit de Bab el-Mandeb.
En effet, ce communiqué a réagi à un rapport publié mercredi par Reuters qui, en référence aux sources régionales, a prétendu que les autorités yéménites étudieraient une proposition dans le but d’imposer des droits de transit aux navires qui traversent le sud de la mer Rouge.
Rejetant ces informations, les autorités yéménites ont indiqué que les services de passage sûr seront procurés volontiers et resteront gratuits.
Le communiqué met également en garde les armateurs contre toute personne ou entité qui prétend représenter les autorités yéménites en échange d’un paiement.
« Toute personne ou entité exigeant un paiement pour le passage du détroit de Bab el-Mandeb ne représente en aucun cas la République du Yémen ni le HOCC », peut-on lire dans le communiqué.
Cette situation survient dans un contexte de fortes tensions entre le Yémen et l’Arabie saoudite.
Cette escalade fait suite aux frappes aériennes saoudiennes menées le mois dernier contre l’aéroport international de Sanaa afin d’interrompre les vols humanitaires transportant des patients et des civils bloqués.
En réponse, les forces yéménites ont bombardé l’aéroport international d’Abha, en Arabie saoudite, à l’aide de missiles balistiques et de drones. Elles ont par ailleurs annoncé un blocus naval contre l’Arabie saoudite pour mettre fin au siège imposé par la coalition saoudienne depuis douze ans.
Le président du Conseil politique suprême du Yémen, Mahdi al-Mashat, a rappelé que la seule voie possible pour mettre fin aux hostilités et instaurer la paix est l’arrêt immédiat et sans condition du blocus et de l’agression saoudiens contre le Yémen.
« Si l’agression persiste et que le siège n’est pas levé, tout dialogue et tout accord ne seront qu’une illusion », a averti M. Mashat.
Il a déclaré que les opérations de représailles des forces armées yéménites constituent un recours au droit du pays à la légitime défense et sont menées conformément aux revendications légitimes du peuple yéménite.