L'Iran a averti que l'agression militaire continue d'Israël à Gaza, les attaques contre les pays voisins et l'expansion des colonies illégales, ainsi que l'agression illégale des États-Unis contre l'Iran, constituent une menace sérieuse pour la paix régionale et internationale, réaffirmant le droit de Téhéran à la légitime défense.
S'adressant au Conseil de sécurité de l'ONU, l'ambassadeur et représentant permanent adjoint de la République islamique d'Iran auprès des Nations Unies, Gholamhossein Darzi, a affirmé que malgré le cessez-le-feu déclaré à Gaza, Israël « continue de violer la trêve en poursuivant ses attaques militaires et en imposant de sévères restrictions à l'accès de l'aide humanitaire », aggravant ainsi la crise humanitaire à Gaza.
Le représentant iranien a souligné que la poursuite de l'expansion des colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie occupée de même que les agressions répétées contre le Liban et les violations persistantes de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie, sapent davantage la paix et la sécurité dans la région.
« Les actions illégales continues du régime israélien représentent également une grande menace pour la paix et la sécurité internationales », a déclaré le diplomate.
Il a soutenu que toute solution durable à la question palestinienne devait inclure « un cessez-le-feu permanent, un accès humanitaire sans entrave, le retrait complet des forces d'occupation israéliennes et l'adhésion de l'État de Palestine à l'ONU en tant que membre à part entière ».
Le représentant a poursuivi que l'aide humanitaire et la reconstruction de Gaza « ne doivent jamais être assujetties à des objectifs politiques ou militaires », rappelant que l'établissement des responsabilités pour les violations du droit international humanitaire est indispensable.
« Le régime israélien, ainsi que les États qui lui ont permis de commettre ses crimes atroces en lui apportant un soutien politique, militaire et économique, doivent être tenus responsables des graves violations du droit international humanitaire », a-t-il ponctué.
Se référant à la Cour pénale internationale, l'envoyé iranien a qualifié la délivrance, le 21 novembre 2024, de mandats d'arrêt visant le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, de « rappel clair que nul n'est au-dessus du droit international ».
Le bilan des morts de l'agression militaire israélienne dans la bande de Gaza s'est alourdi à 73 317, a indiqué samedi le ministère palestinien de la Santé, alors que les attaques israéliennes contre le territoire se poursuivent.
Selon le ministère, 1 191 Palestiniens ont été tués et 3 853 autres blessés depuis l'annonce du cessez-le-feu, le 10 octobre 2025.
Il a ajouté que les corps de 803 autres victimes avaient également été retirés des décombres au cours de la même période.
M. Darzi a en outre critiqué les États-Unis pour avoir violé la Charte des Nations Unies et les principes fondamentaux du droit international en attaquant les infrastructures civiles.
« Les États-Unis ont violé la Charte des Nations Unies... en ciblant délibérément les civils et les infrastructures civiles, y compris les écoles, les hôpitaux, les installations médicales, les ponts et d'autres infrastructures essentielles. »
Le diplomate a qualifié l'attaque américaine contre l'école de Minab de « tragique et incontestable exemple de crime de guerre », ajoutant que de hauts responsables américains avaient publiquement reconnu lesdites attaques.
« Les États-Unis assument l'entière responsabilité de leurs actes arbitraires au niveau international », a-t-il déclaré. « Ceux qui sont responsables de ces crimes graves seront tôt ou tard comparus devant les organes judiciaires internationaux compétents. »
Appelant le Conseil de sécurité à ne pas tolérer l'impunité, le représentant iranien a averti que « le silence et l'impunité ne peuvent qu'encourager la répétition de ces crimes ».
Le diplomate a réaffirmé que les actions de l'Iran sont fondées sur l'exercice du droit à la légitime défense en vertu du droit international.
« Nous réitérons que toutes les mesures de l'Iran sont défensives, nécessaires et conformes au droit international », a-t-il souligné.
« L'Iran a exercé et continuera d'exercer son droit inhérent à l'autodéfense, conformément à l'article 51 de la Charte des Nations Unies, pour protéger son peuple et sauvegarder sa souveraineté, son intégrité territoriale et ses intérêts nationaux vitaux contre les actes d'agression américains. »