Le 28 février, à Minab, dans le sud de l’Iran, une école primaire remplie d’enfants a été frappée en pleine journée, au moment où les élèves étaient en cours. En quelques instants, le bâtiment de l’école Shajareh Tayyebeh s’est transformé en scène de destruction, ensevelissant élèves et personnel sous les décombres.
Le bilan est effroyable : au moins 170 morts, faisant de cette attaque l’un des épisodes les plus meurtriers contre des civils depuis le début des frappes d’agression contre l’Iran.
Les éléments révélés par la suite, notamment des images satellites, des vidéos authentifiées et des analyses d’experts, indiquent que l’établissement a été touché par une frappe de précision.
Téhéran a déclaré que l’attaque contre l’école était délibérée et visait spécifiquement à détourner l’attention des forces armées iraniennes en les entraînant dans des opérations de recherche et de sauvetage désespérées.
Ces enfants étaient de « petits anges » qui ont été « brutalement et barbarement massacrés » afin de permettre aux agresseurs d’attaquer des cibles militaires plus facilement et en toute impunité, dans des zones aussi vastes qu’ils le souhaitaient.
Plusieurs bâtiments voisins, situés dans l’enceinte d’une base navale, présentent eux aussi des impacts similaires, compatibles avec l’usage de munitions guidées.
Les autorités iraniennes ont dénoncé une attaque délibérée visant des civils. Sur le plan international, l’ONU a demandé que toute la lumière soit faite sur cette frappe.
Le débat de ce lundi se penche sur les conséquences des attaques ciblées contre l’école, les infrastructures et les hautes autorités de l’Iran, État souverain, ainsi que sur les enjeux qu’elles soulèvent aux plans humanitaire, militaire et politique, avec la participation de Beranrd Cornut, analyste politique français, spécialiste du Moyen-Orient et expert en énergie, et Mohsen Abdelmumen, journaliste et analyste politique algérien depuis Bruxelles.