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France : plus de 25 000 hectares détruits par les incendies depuis le début de la saison

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Un feu de forêt dans l'Hérault, le 6 juillet 2026. © AFP

À l’issue d’une cellule interministérielle de crise consacrée à la canicule, réunie ce vendredi au ministère de l’Intérieur, le directeur général de la Sécurité civile et de la gestion des crises, Julien Marion, a dressé un bilan alarmant de la saison des feux de forêt 2026, jugée d’une gravité inédite depuis plusieurs années.

Selon les chiffres présentés, plus de 8 000 départs de feux ont été enregistrés en France depuis le début de l’année, pour une surface brûlée estimée à plus de 25 000 hectares. « C’est à peu près le double de ce qui était mesuré l’année dernière à la même date », a précisé Julien Marion, ajoutant que ce bilan est même supérieur à celui constaté à la même période en 2022, une année pourtant marquée par des feux d’une intensité exceptionnelle.

Une végétation transformée en « combustible »

Pour expliquer ce phénomène, le responsable de la Sécurité civile pointe un effet différé des conditions climatiques des mois précédents. « Nous avons là l’effet qu’on attendait en réalité des pluies qui ont eu lieu en hiver et au printemps, qui ont généré des pousses de végétation importantes », a-t-il expliqué. Cette végétation abondante s’est ensuite retrouvée fragilisée par la succession des vagues de chaleur : « Toute cette végétation a séché sous l’effet des canicules successives et constitue désormais autant de combustible. »

Les départs de feux résultent, selon lui, de la combinaison de plusieurs facteurs déjà bien identifiés : « des températures élevées, voire très élevées, une hydrométrie, une humidité extrêmement faible, et des épisodes de vent qui viennent donc créer ce fameux cocktail explosif. »

Le Centre-Val de Loire aussi touché

Autre point d’alerte soulevé par Julien Marion : la géographie des incendies ne se limite plus aux zones traditionnellement exposées. Une carte des feux traités le jour précédent, présentée lors du point presse, recensait plus d’une quarantaine de foyers actifs. « Ces feux certes se concentrent en majorité dans la zone Sud, mais pas que », a-t-il souligné, évoquant notamment « des feux significatifs dans la zone Centre, Centre-Val de Loire ». Un constat qui illustre, selon lui, que « les territoires historiques du feu ne sont plus les seuls concernés par cette activité feu de forêt ».

Une végétation plus sèche qu’en 2022

Pour mesurer l’ampleur du risque, Julien Marion s’est appuyé sur une comparaison cartographique entre l’état de sécheresse de la végétation début juillet 2026 et celui de début juillet 2022 année de référence en matière de feux de forêt intenses. Le constat est sans appel : « En comparant ces deux cartes, [on voit] que 2022, qui pourtant avait été une saison feu d’une très grande intensité, eh bien, le niveau de risque lié à l’état de la végétation était beaucoup plus faible » qu’en 2026.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV