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Israël multiple ses attaques contre le sud du Liban malgré les allégations de Trump sur un retrait israélien dans le cadre de l’accord Liban-Israël

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une épaisse fumée s'élève après les frappes israéliennes sur le sud de Liban. ©AFP

Israël a lancé de nouvelles attaques de grande envergure contre les régions du sud du Liban au lendemain de l’annonce du président américain, Donald Trump, selon laquelle Tel-Aviv aurait accepté de retirer ses forces de ces zones.

Dans un nouvel épisode de sauvagerie, une frappe de drone israélienne a visé, vendredi 10 juillet, le village de Kfar Dajjal, faisant deux blessés.

De violentes explosions ont également secoué le village d'Al-Khiam et la municipalité d'Al-Qantara, dans le cadre d'attaques systématiques contre des infrastructures civiles, visant à déplacer les habitants du sud du pays.

À cela s'ajoutent les attaques menées le 9 juillet, au cours desquelles de nouvelles habitations appartenant aux habitants du sud ont été détruites par les forces d'occupation, en violation du cessez-le-feu.

Selon un rapport de la NNA (Agence nationale de presse libanaise), les forces israéliennes ont piégé puis rasé de nombreuses maisons dans des villes et villages occupés du sud du Liban.

Dans la municipalité d'Al-Hadatha, située dans le district de Bint Jbeil, plusieurs habitations ont été détruites lors des offensives, rapporte la NNA.

L'agence a également fait état des activités de préparation et de détonation d'engins explosifs dans la ville de Houla, ainsi que de destructions d'infrastructures pendant la nuit à Al-Khiam.

Cinq puissantes explosions ont été entendues tôt jeudi matin dans plusieurs secteurs d'Al-Khiam.

Des démolitions ont également été signalées durant la nuit dans la ville de Taybeh, tandis que l'armée israélienne bombardait simultanément à l'artillerie la périphérie de Deir Siryan.

Ces attaques interviennent alors que les autorités israéliennes ont publiquement affirmé leur intention de maintenir leurs forces d'occupation au Liban. Le ministre israélien des Affaires militaires, Israel Katz, a ainsi déclaré jeudi : « Nous n'avons demandé la permission de personne pour entrer au Liban, et nous n’avons pas besoin de permission pour y rester. »

Israel Katz a ajouté que les forces israéliennes continueraient de rester dans la prétendue « zone de sécurité », tant que le Hezbollah ne serait pas désarmé.

Ce désaveu contredit les déclarations du président américain Donald Trump, qui a allégué le 8 juillet qu'Israël avait accepté de se retirer « parce qu’ils le veulent ».

Le Liban et Israël ont signé, le 26 juin, un accord-cadre sous médiation américaine, qui compromet la souveraineté du Liban sans obtenir en retour aucun engagement contraignant de la part d'Israël.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, ainsi que le mouvement de résistance libanais Hezbollah, ont rejeté les dispositions de cet accord, affirmant que les forces israéliennes devaient se retirer du territoire libanais.

Israël occupe actuellement au moins 6 % du territoire libanais et poursuit la démolition de villages frontaliers, tandis que l'accord empêche le Liban d'engager une action en justice internationale contre Tel-Aviv, malgré les milliers de morts libanais et plus d'un million de déplacés depuis mars.

Cet accord-cadre a été largement critiqué pour avoir légitimé la poursuite de l'occupation israélienne et affaibli les efforts visant à mettre fin à son offensive militaire contre le Liban. Il a également compromis les efforts de l'Iran pour faire appliquer le mémorandum d'entente conclu en juin avec Washington qui prévoit notamment qu'Israël cesse ses attaques contre le Liban et respecte sa souveraineté.

Le Hezbollah et son allié, le mouvement Amal, ont juré que l'accord libano-israélien négocié sous l'égide des États-Unis « ne sera pas adopté ».

Depuis le 2 mars, les offensives militaires israéliennes au Liban ont fait au moins 4 303 morts et plus de 12 200 blessés, selon les autorités libanaises, et ont également provoqué le déplacement de plus d'un million de personnes.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV