Lors d’une rencontre avec des délégations de haut niveau en visite à Téhéran pour les funérailles du Leader martyr de la Révolution islamique, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réitéré que Téhéran ne permettrait aucune ingérence des États-Unis dans le détroit d’Ormuz, rappelant que la récente guerre américano-israélienne contre l’Iran n’avait pas atteint ses objectifs.
Les entretiens se sont déroulés en marge des cérémonies d’hommage à l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, auxquelles ont participé des délégations étrangères de haut niveau arrivées à Téhéran après la guerre de 40 jours, qui s’est achevée par un cessez-le-feu et la signature d’un protocole d’accord, après l’échec des États-Unis et d’Israël à atteindre leurs objectifs militaires déclarés.
Lors de sa rencontre avec He Wei, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale de Chine, M. Ghalibaf a remercié Pékin d’avoir dépêché une délégation pour participer aux cérémonies funéraires.
Il a dit que l’Iran et la Chine devraient renforcer leur partenariat stratégique à la lumière de l’évolution rapide de la situation régionale.
« La situation régionale de l’Iran et de la Chine a évolué, et nous espérons approfondir la communication entre nos deux pays », a déclaré M. Ghalibaf, ajoutant que des liens stratégiques plus étroits contribueraient à apaiser les tensions internationales.
Il a ajouté que Washington poursuivait une politique unilatérale à l’échelle mondiale, rendant une coordination politique et économique plus étroite entre Téhéran et Pékin plus importante que jamais.
Abordant le dossier du détroit d’Ormuz, M. Ghalibaf a déclaré que l’Iran avait garanti la libre circulation des navires chinois dans cette voie maritime stratégique.
« Je déclare clairement que la République islamique d’Iran ne tolérera aucune ingérence américaine dans le détroit d’Ormuz », a-t-il affirmé.
Évoquant sa récente visite à Oman, M. Ghalibaf a indiqué que Téhéran et Mascate étaient convenus, en vertu de l’article 5 du mémorabdum d'entente d’Islamabad, de réglementer le trafic maritime dans le détroit. Il a ajouté que l’Iran consulterait également les autres États riverains du golfe Persique en vue de la mise en œuvre de ces dispositions.
M. Ghalibaf a affirmé que le régime israélien cherchait à compromettre le protocole d’accord conclu entre l’Iran et les États-Unis, tout en assurant que la capacité de dissuasion régionale de l’Iran empêcherait tout nouveau conflit.
De son côté, He Wei a présenté les condoléances de la Chine à la suite de la mort en martyr du Leader de la Révolution islamique, précisant qu’il participait aux cérémonies au nom de Pékin.
« L’amitié entre la Chine et l’Iran est ancienne, et nous continuerons à développer les relations entre nos deux pays », a-t-il déclaré.
Lors de son entretien avec Igor Sergueïenko, président de la Chambre des représentants de Biélorussie, M. Ghalibaf a remercié Minsk pour son soutien à l’Iran durant l’agression américano-israélienne.
« Les États-Unis et le régime sioniste n’ont atteint aucun de leurs objectifs lors de la guerre du Ramadan, et aujourd’hui, tout le monde est arrivé à la conclusion que l’option militaire contre l’Iran a échoué », a-t-il réitéré.
Tout en déplorant la perte de « ce Leader sage et courageux, père spirituel du monde musulman », M. Ghalibaf a affirmé que l’Iran était sorti victorieux de ce conflit, tant sur le plan militaire que politique, saluant également l’unité du peuple iranien durant la guerre.
Il a réaffirmé que l’Iran répondrait avec fermeté à toute nouvelle agression, tout en insistant sur la pleine mise en œuvre des accords conclus à l’issue du conflit.
« Si les États-Unis et le régime sioniste ne respectent pas leurs engagements, la République islamique d’Iran reprendra des mesures proportionnées », a-t-il averti.
M. Ghalibaf a également dit que Washington avait compris qu’il ne pouvait pas affronter militairement l’Iran. Malgré les tentatives d’impliquer l’OTAN et d’autres alliés, la campagne a échoué, tandis que les missiles iraniens ont continué d’atteindre leurs cibles, a-t-il ajouté.
Il a indiqué que l’Iran renforçait sa coordination avec les pays voisins afin d’empêcher toute ingérence américaine dans la région, appelant à une coopération accrue entre les États opposés à l’unilatéralisme américain dans le cadre d’organisations telles que les BRICS et l’Organisation de coopération de Shanghai.
M. Sergueïenko a, pour sa part, présenté les condoléances du président biélorusse à la suite de la mort en martyr du Leader de la Révolution islamique, de plusieurs commandants militaires et de civils iraniens.
Il a décrit le défunt Leader comme un grand homme d’État dont la disparition serait pleurée par les Iraniens et par « tous les peuples épris de liberté ».
Condamnant les attaques américano-israéliennes contre l’Iran, M. Sergueïenko a déclaré que la Biélorussie s’opposait aux frappes visant les civils et les infrastructures iraniennes.
« C’est dans les moments difficiles que l’on reconnaît les véritables amis. L’Iran a été, est et sera notre ami », a-t-il affirmé, ajoutant que Minsk souhaitait élargir sa coopération avec Téhéran dans les domaines politique, économique, culturel et parlementaire.
M. Ghalibaf s’est également entretenu avec le président du Parlement irakien, Haibat al-Halbousi, qu’il a remercié pour la participation de la délégation irakienne aux cérémonies funéraires.
Il a déclaré que les pays de la région avaient tous souffert des actions des États-Unis et d’Israël, exprimant l’espoir que la résistance militaire et politique de l’Iran contribuerait à la stabilité régionale.
Rappelant plusieurs décennies de coopération entre Téhéran et Bagdad, M. Ghalibaf a indiqué que les deux pays étaient restés solidaires et unis après la chute du régime baasiste de Saddam Hussein afin de défendre leur souveraineté.
« Nous avons combattu ensemble, nous nous sommes soutenus mutuellement et nous avons versé notre sang ensemble en tant que deux nations fraternelles », s’est-il félicité.
M. Al-Halbousi a indiqué qu’il aurait souhaité que cette rencontre se tienne dans de meilleures circonstances, mais qu’il considérait comme un devoir de se rendre à Téhéran pour assister aux funérailles de l’imam Khamenei.
Il a présenté ses félicitations à l’Iran pour sa victoire dans la récente guerre et a présenté ses condoléances aux familles des victimes.
« Au sens le plus noble du terme, la fermeté de l’Iran a constitué une position historique », a-t-il conclu.