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Araghchi exhorte l’Italie à rejeter les revendications de l’OTAN malgré le démenti de Rome quant à l’utilisation de ses bases contre l’Iran

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à droite) et son homologue italien Antonio Tajani.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a appelé l’Italie à rejeter formellement les propos du secrétaire général de l’OTAN, Mark Reuropeutte, suggérant que les forces américaines ont utilisé des bases militaires italiennes lors de la récente agression américano-israélienne contre l’Iran, malgré l’insistance de Rome sur le fait qu’aucune installation italienne n’a été impliquée dans ces attaques.

Lors d’une conversation téléphonique avec son homologue iranien jeudi, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a fermement rejeté ces allégations. Aucune base militaire italienne n’a été utilisée pour des attaques contre l’Iran et une telle utilisation ne serait plus autorisée à l’avenir, a-t-il souligné.

Dans son interview accordée à FOX News avant sa rencontre avec le président américain Donald Trump à Washington mercredi, Mark Rutte a déclaré que Rome avait autorisé 500 avions militaires américains à décoller de bases américaines en Italie pendant les 40 jours de guerre qui ont débuté fin février.

Le ministre italien des Affaires étrangères a souligné que les avions américains impliqués dans les opérations de bombardement contre l’Iran n’avaient pas décollé du territoire italien et que le gouvernement de Rome n’a jamais autorisé d’action militaire contre la République islamique d’Iran à partir de son territoire.

M. Araghchi a salué les éclaircissements de son homologue italien, mais a souligné que l’affaire nécessitait un démenti explicite et officiel de la part du gouvernement italien.

« Le gouvernement italien doit annoncer officiellement que son territoire n’a pas été utilisé pour mener des attaques contre l’Iran, car il est important de lever toute ambiguïté concernant la position de l’Italie », a-t-il souligné.

Par ailleurs, jeudi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, a également averti que les propos du chef de l’OTAN pourraient avoir de graves conséquences juridiques pour les pays concernés.

« Les déclarations du secrétaire général de l’OTAN concernant l’utilisation par les États-Unis de bases militaires en Italie et en Roumanie lors de leur attaque contre l’Iran impliquent une responsabilité internationale pour ces pays », a-t-il écrit dans un message publié sur son compte X.

Il a ajouté que, selon la résolution 3314 de l’Assemblée générale des Nations Unies, le fait d’autoriser un État à utiliser le territoire d’un autre pays pour mener une agression contre un État tiers constitue en soi un acte d’agression.

L’Iran a toujours condamné la récente guerre américano-israélienne comme un acte d’agression non provoqué. Il se réserve le droit de solliciter tous les mécanismes juridiques et diplomatiques concernés pour que les États agresseurs rendent des comptes.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV