La présidente du groupe parlementaire La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a réitéré mardi ses critiques contre la politique du gouvernement français concernant l’Asie de l’Ouest, la gestion de la canicule et le fonctionnement de la justice, lors de son point de presse hebdomadaire à l’Assemblée nationale.
La députée a d’abord évoqué la situation en Asie de l’Ouest, affirmant que « pendant que les États-Unis et l’Iran négocient, Israël continue de bombarder le Liban et a encore visé et tué un journaliste samedi à Gaza ».
« L’armée israélienne est celle qui tue le plus de journalistes au monde », a-t-elle dénoncé.
« La France se déshonore à ne pas ouvrir ses portes aux étudiants et chercheurs palestiniens », a-t-elle poursuivi, indiquant par ailleurs avoir de nouveau interpellé le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, au sujet de l’évacuation d’étudiants et de chercheurs palestiniens sélectionnés dans le cadre du programme PAUSE, destiné à accueillir des universitaires menacés.
Selon elle, les bénéficiaires palestiniens du programme se heurtent à des « obstacles systématiques » pour rejoindre la France.
La députée a cité l’Italie, l’Irlande et les Pays-Bas parmi les pays ayant procédé à l’évacuation d’étudiants, d’artistes et de chercheurs palestiniens, estimant que la France « se déshonore » en ne facilitant pas davantage leur accueil.
La responsable insoumise a ensuite annoncé que son groupe parlementaire avait demandé l’organisation d’un débat au titre de l’article 50-1 de la Constitution à la suite de la nouvelle situation diplomatique créée par le mémorandum d'entente conclu entre les États-Unis et l’Iran.
Mathilde Panot a également dénoncé l’absence de sanctions françaises à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de son cabinet.
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Elle a estimé que cette position plaçait la France dans une situation d’inaction face à la situation à Gaza, citant l’exemple de la Norvège qui, selon elle, envisage d’interdire tout commerce avec les colonies israéliennes.
Abordant ensuite la vague de chaleur qui touche la France, la présidente du groupe LFI a accusé le gouvernement de ne pas avoir anticipé les conséquences du changement climatique.
Elle a particulièrement critiqué la présentation annoncée en Conseil des ministres d’un projet de loi qui permettrait, selon elle, de repousser de cinq années supplémentaires certaines obligations de rénovation énergétique des logements.
Rappelant les alertes de la Fondation pour le logement des défavorisés sur les logements qualifiés de « bouilloires thermiques », elle a jugé cette réforme « irresponsable » et « scandaleuse ».
La députée a annoncé que les responsables insoumis Manon Aubry, Hadrien Clouet et Aurélie Trouvé présenteraient une actualisation du plan canicule défendu par leur mouvement.
Mathilde Panot a également annoncé le dépôt d’une proposition de loi visant à garantir un accès effectif à l’apprentissage de l’autonomie dans l’eau et de la natation.
Elle a rappelé que vingt noyades (40 selon le dernier bilan annoncé par le Premier ministre), dont celle d’une adolescente de 13 ans, avaient été enregistrées en quatre jours en France, estimant qu’il s’agissait de drames évitables.
Selon elle, le texte prévoit l’introduction de l’apprentissage de l’autonomie aquatique et de la natation à tous les niveaux scolaires, la création d’un fonds national permettant l’accès gratuit à des cours d’initiation et d’éducation à la baignade en milieu naturel, ainsi que la titularisation des maîtres-nageurs contractuels de la fonction publique territoriale.
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Enfin, la députée est revenue sur le rapport d’inspection publié après la mort de Lyhanna.
Selon elle, ce document met en évidence l’existence de nombreuses plaintes pour viols sur mineurs en attente de traitement entre les services d’enquête et l’autorité judiciaire.
Elle a également dénoncé le manque d’effectifs au sein de la magistrature et estimé que les moyens de la police et de la gendarmerie étaient principalement orientés vers des missions de répression.
« Ce ne sont pas des dysfonctionnements individuels mais un problème structurel », a affirmé Mathilde Panot.