Ce lundi 8 juin, la présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a appelé à l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, estimant que ses récentes déclarations à propos de Jean-Luc Mélenchon relèvent d’une « ingérence étrangère » dans la vie politique française.
Invitée de Franceinfo, la députée du Val-de-Marne a qualifié d’« inacceptables » les propos tenus la semaine dernière par le diplomate israélien, qui avait déclaré qu’il préférerait voir « n’importe qui plutôt que Jean-Luc Mélenchon » remporter l’élection présidentielle française de 2027.
« En plus des sanctions [contre Israël], il faut aussi renvoyer l’ambassadeur israélien hors du territoire français », a-t-elle martelé.
Pour Mathilde Panot, ces déclarations de l’ambassadeur israélien s’inscrivent dans une série de violences menées par des représentants du régime israélien et de son armée.
Elle a notamment évoqué les images diffusées après l’interception de la Flottille mondiale Sumud, ainsi que la situation sécuritaire et humanitaire au Liban et dans les territoires palestiniens.
« Il y a eu les images d’humiliation de la Flottille, qu’on a vues avec Itamar Ben-Gvir », le ministre d’extrême droite israélien de la Sécurité intérieure, qui a publié des vidéos montrant les militants agenouillés et les mains liées, rappelle d’abord la présidente du groupe LFI à l’Assemblée. À la suite du signalement du quai d’Orsay, le parquet national anti-terroriste français a ouvert vendredi une enquête pour « tortures et crime de guerre ».
Elle dénonce ensuite « ce qui se passe au Liban » avec des images « des corps déchiquetés qui sont absolument insoutenables à regarder ». La députée française a aussi mis l’accent sur le traitement des Palestiniens, avec notamment « un nourrisson qui a été tué en Cisjordanie par des tirs israéliens » et « les morts et les tués qui continuent à Gaza », qui étayent un renvoi de l’ambassadeur israélien.
Ailleurs dans ses remarques, Mathilde Panot a salué le meeting organisé dimanche à Saint-Denis par Jean-Luc Mélenchon, y voyant une démonstration de mobilisation à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.
Elle a indiqué que son mouvement avait désormais franchi le seuil des 300 000 parrainages citoyens et a estimé qu’une dynamique favorable se consolidait autour de la perspective d’une candidature de l’ancien député des Bouches-du-Rhône.
La cheffe insoumise a réaffirmé l’ambition de son parti de promouvoir l’avènement d’une « Sixième République » et de réécrire les règles du jeu politique en France.