Le Haut Conseil iranien des droits de l'homme a fermement condamné les récents propos du secrétaire au Trésor américain concernant l'éventuelle utilisation des avoirs gelés iraniens pour « indemniser » les dommages causés à certains des alliés régionaux des États-Unis, impliqués dans l'agression illégale et non provoquée de l'alliance israélo-américaine contre l’Iran, lancée fin février.
Dans un communiqué publié samedi 20 juin, le Conseil iranien des droits de l'homme a qualifié ces propos de violation des principes fondamentaux du droit international et des droits de l'homme.
« De telles positions, qui s'inscrivent dans le cadre de politiques unilatérales et de mesures coercitives illégales à l'encontre de la nation iranienne, violent le principe d'égalité souveraine et l'immunité des biens de l'État », indique le communiqué.
Jeudi, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré que tout dommage causé par l'Iran aux alliés de Washington dans le golfe Persique serait payé avec des fonds prélevés sur les comptes iraniens, alors que les États-Unis signalaient une pression économique et financière accrue sur Téhéran.
Le Conseil a souligné qu'en vertu du droit international, aucun gouvernement n'est autorisé à confisquer, saisir ou transférer unilatéralement les avoirs d'un autre État. « Cette approche porte atteinte à l'état de droit au niveau international », ajoute le communiqué.
Le Conseil a souligné que les politiques fondées sur la saisie d'avoirs et les sanctions unilatérales ont des répercussions directes et indirectes sur la jouissance des droits fondamentaux, notamment le droit au développement, à la santé et au bien-être économique et social.
« De telles politiques contreviennent à l'esprit et aux dispositions des instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme », a déclaré le Conseil.
L'Iran a catégoriquement rejeté toute allégation ou action concernant la saisie de ses avoirs nationaux et a tenu les États-Unis juridiquement responsables des répercussions de tels actes.
Le Conseil a indiqué que l'Iran se réserve le droit de porter l'affaire devant toutes les instances légales et internationales compétentes.
Il a également appelé la communauté internationale, les organes des Nations unies et les défenseurs de l'état de droit à adopter une position responsable face aux actes unilatéraux des États-Unis.
« La communauté internationale doit protéger les droits des nations contre de telles mesures illégales », conclut le Conseil.