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L’accord de cessez-le-feu négocié par Washington est « truqué » en faveur d’Israël, selon le président du Parlement libanais

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des habitants inspectent les dégâts causés par une frappe israélienne qui a touché la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. © AFP

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a dénoncé l’accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre le Liban et Israël comme un accord unilatéral et partial qui cherche à imposer des obligations asymétriques uniquement au mouvement de résistance Hezbollah.

Dans des commentaires écrits diffusés ce vendredi 5 juin par son bureau, Berri a vivement critiqué le cadre de cessez-le-feu récemment annoncé et négocié par les États-Unis à Washington, le qualifiant d’« hybride, injuste, truqué, inéquitable et ne valant pas la peine d’être mentionné ».

Berri a insisté sur le fait que tout accord véritable devait commencer par un cessez-le-feu inconditionnel.

« Le cessez-le-feu doit être total et global, sans condition, couvrant la terre, la mer et l’air, et sans aucun recours aux bulldozers ni à la démolition », a déclaré Berri.

« Au lieu de cet accord hybride, nous aurions pu considérer le début du texte d’un œil positif s’il avait inclus un cessez-le-feu inconditionnel, ce qui n’était pas le cas. »

Il a souligné que cette déclaration tentait d’obtenir politiquement ce que le régime israélien n’avait pas réussi à obtenir sur-le-champ de bataille et a mis en garde contre le risque de faire du désarmement du Hezbollah l’objectif central de tout accord.

Berri a fait remarquer que le texte parrainé par les États-Unis se concentre exclusivement sur les engagements du Hezbollah en matière de cessez-le-feu et de retrait de ses combattants de la Résistance de la zone située au sud du fleuve Litani, tout en restant silencieux sur les obligations d’Israël.

« Je ne suis d’accord avec le retrait du Hezbollah du sud du Litani que s’il est concomitant au retrait total d’Israël de toutes les zones libanaises occupées », a affirmé Berri.

Le président du Parlement libanais a également qualifié le texte de « piège explosif » avec ces « zones pilotes » qui excluent tout rôle significatif pour les autres acteurs.

« L’accord aurait pu être interprété positivement s’il avait stipulé le retrait complet des forces d’occupation israéliennes de ces zones pilotes », a-t-il ajouté.

Ces remarques interviennent deux jours après l’annonce de l’accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre le gouvernement libanais et le régime de Tel-Aviv.

L’accord prévoit la création de zones pilotes placées exclusivement sous le contrôle de l’armée libanaise.

Jeudi, le secrétaire général du Hezbollah, le Cheikh Naïm Qassem, a fermement rejeté l’accord, qualifiant le résultat des négociations de « futile, humiliant et honteux pour le Liban ».

Dans une déclaration publiée vendredi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé le régime israélien à se retirer du sud du Liban et à respecter pleinement la souveraineté libanaise.

Malgré le cessez-le-feu annoncé, l’agression israélienne se poursuit sans relâche. Les forces du régime continuent de bombarder villages et villes du sud du Liban, détruisant systématiquement habitations, infrastructures publiques et bâtiments civils.

De récentes frappes israéliennes ont fait plusieurs morts et blessés parmi les civils libanais. L’armée d’occupation a également ordonné des déplacements forcés visant les habitants de trois villes des régions de Saïda et de Nabatiyeh.

Pendant ce temps, les forces d’occupation israéliennes continuent de subir des pertes humaines et matérielles croissantes au Sud-Liban, tandis que le Hezbollah maintient sa résistance inébranlable en solidarité avec Gaza et la lutte régionale plus large contre l’expansionnisme sioniste.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV