Les États-Unis ont annoncé que le Liban et Israël ont convenu d’instaurer un nouveau cessez-le-feu à la suite des négociations menées par l’intermédiaire de Washington dans la capitale américaine. De son côté, le Hezbollah souligne que ni Washington ni le régime de Tel-Aviv n’ont l’autorité de dicter l’avenir du mouvement de résistance libanais.
Le Liban et le régime israélien se sont mis d’accord, mercredi 3 juin, sur l’établissement d’un cessez-le-feu visant à mettre fin à des mois d'affrontements, a annoncé le département d’État américain dans un communiqué conjoint publié à l’issue des négociations menées à Washington.
L’accord exige un arrêt complet des tirs du Hezbollah et l’évacuation de tous les combattants du mouvement de résistance du sud du fleuve Litani.
Le Hezbollah qui n’a pas participé aux négociations a déclaré qu’il ne se soumettra à aucun accord qui risquerait de porter atteinte à la souveraineté libanaise et profiterait ainsi au régime israélien.
L’accord annoncé par les États-Unis prévoit également la création de « zones pilotes » dans le sud du Liban où l’armée libanaise « prendra le contrôle exclusif du territoire, à l’exclusion de tous les acteurs non étatiques ».
Ce nouvel accord intervient malgré la persistance des échanges de tirs sur le terrain, notamment les attaques israéliennes qui ont fait au moins neuf morts mercredi dans le sud du Liban.
Cet accord de cessez-le-feu fait suite à plusieurs cycles de pourparlers directs entre responsables libanais et israéliens qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques officielles.
Plus tôt cette semaine, l’Iran a averti que l’offensive militaire israélienne contre le Liban compromettrait les négociations actuelles entre Téhéran et Washington.
Après son échec face à l’Iran, Trump cherche une voie de sortie du bourbier de la guerre qu’il a déclenchée en Asie de l’Ouest. C’est pourquoi il s’échine à empêcher le régime israélien de poursuivre ses raids meurtriers contre le Liban. Il a reconnu sa frustration croissante face aux agissements du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui semble être hors de contrôle de son propre parrain. Il a qualifié Netanyahu de « fou » et d’« ingrat », après les attaques israéliennes contre le Liban qui risquaient de compromettre le processus des négociations avec l’Iran.
Mercredi, Mahmoud Qomati, vice-président du Conseil politique du Hezbollah, a déclaré à la chaîne qatarie Al-Jazeera que la Résistance ne reculerait pas et ne déposerait pas les armes.
Il a ajouté : « Toutes les tentatives américaines et israéliennes échoueront. La défense se poursuivra et la résistance à l’agression israélienne demeure inébranlable. »
Rejetant les demandes étrangères concernant les capacités militaires du Hezbollah, Qomati a souligné que « les États-Unis et Israël n’ont aucun droit de s’exprimer sur l’armement de la Résistance, car il s’agit d’une affaire intérieure libanaise sur laquelle nous sommes d’accord ».
Évoquant la longue histoire du Hezbollah, le responsable du mouvement a insisté : « Nous combattons depuis 50 ans et nous ne sommes pas parmi ceux qui ont affaibli l’État libanais. Personne ne peut contraindre la Résistance libanaise à désarmer. »