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France : inflation en hausse en mai, croissance négative au premier trimestre

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les locaux de la Banque de France à Paris. ©Reuters

En France, l’inflation progresse encore au mois de mai, à 2,4 %, tandis que la croissance a finalement été négative au premier trimestre, selon l’Insee. Le gouvernement a acté le gel ou l’annulation de 4 milliards d’euros de crédits.

L’inflation continue sa progression. Au mois de mai, l’indice des prix à la consommation a progressé de 2,4 % sur douze mois glissants, contre 2,2 % en avril, selon les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques de la France (Insee) ce vendredi 29 mai. Cette hausse, attendue, résulte à nouveau de la guerre en Asie de l’Ouest. « Comme en mars et en avril, la hausse de l’inflation s’expliquerait par l’accélération des prix de l’énergie, portée ce mois-ci par une hausse de ceux du gaz », notent les statisticiens.

L’Insee a également révisé son chiffre de croissance pour le premier trimestre de l’année. Celle-ci a en effet été négative (de 0,1 %) et non nulle comme annoncé un mois plus tôt.

« Ce n’est pas une bonne nouvelle, a réagi le ministre de l’Economie Roland Lescure à la publication de ces indicateurs. Mais cela est aussi dû à l’impact assez fort de la loi spéciale qui a suspendu un certain nombre de politiques publiques ».

« Nous sommes aux prémices d’une situation de stagflation, caractérisée par une activité terne et des prix qui augmentent », souligne Anthony Morlet-Lavidalie, économiste à l’institut Rexecode. Pour soutenir l’activité, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a annoncé le 21 mai un nouveau paquet d’aides destiné aux travailleurs, notamment à travers le doublement de l’indemnité « grands rouleurs » et de la « prime carburant » versée par l’employeur.

Face à l’impact de la guerre, Bercy a acté le gel ou la suppression de 4 milliards d’euros de crédits portant sur l’Etat, conformément à ce qu’il avait annoncé à l’issue d’un comité d’alerte sur les finances publiques réuni au mois d’avril.

Concrètement, 847 millions d’euros de crédits votés dans la loi de finances en février sont tout bonnement annulés afin de financer une partie des aides jusqu’ici accordées - dont le coût total est évalué à 1,2 milliard d’euros. A ces coupes nettes s’ajoute la suspension de 3,2 milliards d’euros susceptibles d’êtres réengagés en cas d’embellie de la situation. Mais la répartition de l’ensemble de ces efforts demeure floue. Seules certitudes : les ministères de la Justice et des Armées sont épargnés.

En avril, le gouvernement français avait également évoqué la possibilité de suspendre 2 milliards d’euros du côté de la sphère sociale. A ce titre, face à la hausse du smic, l’exécutif a gelé les exonérations de cotisations sociales, au grand dam des patrons, afin d’économiser 2,2 milliards d’euros. Au global, la ceinture se serre donc de 6,2 milliards d’euros.

Compte tenu de la multiplication des signaux faibles sur l’économie française, le gouvernement tiendra fin juin un nouveau comité afin de réévaluer l’ampleur du choc. L’estimation d’avril d’un coût de 6 milliards d’euros paraît largement caduque. De nouvelles mesures d’économies pourraient alors être annoncées afin de tenir l’objectif de réduction du déficit à 5 % du PIB à la fin de l’année. Au premier trimestre, l’écart entre les recettes et les dépenses a atteint 5,1 % de la richesse produite, selon l’Insee.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV