Transporteurs, taxis et PME fortement dépendants du carburant ont demandé des aides d’urgence face à la hausse des prix liée à la guerre en Asie de l’Ouest.
Près de 9 000 entreprises ont déjà sollicité le dispositif de « prêt flash carburant » mis en place par l’État pour aider les professionnels confrontés à la hausse des prix du carburant liée à la guerre en Asie de l’Ouest, a indiqué ce vendredi le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, au média public franceinfo.
Le dirigeant de la Banque Publique d’Investissement a précisé qu’« une quinzaine de millions d’euros » avaient déjà été « décaissés », tandis que des demandes représentant environ 60 millions d’euros supplémentaires étaient « en cours d’instruction ».
Selon lui, les entreprises ayant sollicité ces prêts sont « essentiellement les rouleurs », notamment les transporteurs et les taxis, particulièrement exposés à l’augmentation des coûts énergétiques.
Des prêts allant jusqu’à 50 000 euros
Lancé début avril, le « prêt flash carburant » permet aux très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME) d’emprunter entre 5 000 et 50 000 euros à un taux de 3,80 %, sans garantie.
Le dispositif s’adresse notamment aux secteurs du transport, de l’agriculture, de la pêche ou encore du bâtiment et des travaux publics (BTP), à condition que les dépenses de carburant représentent au moins 5 % du chiffre d’affaires.
Les entreprises doivent également avoir été créées depuis plus d’un an et accepter de transmettre à Bpifrance leurs récents relevés bancaires afin de limiter les « effets d’aubaine ».
Une réponse à la flambée des prix de l’énergie
La durée de remboursement des prêts est fixée à 36 mois, avec un différé d’amortissement du capital de douze mois, selon les modalités définies par Bercy.
Ce dispositif a été lancé dans un contexte de forte volatilité des marchés énergétiques provoquée par la guerre en Asie de l’Ouest, qui a entraîné une hausse des prix du pétrole et des carburants en Europe.