TV

« Il ne doit y avoir aucune expulsion »: Berlin rejette la menace de Smotrich d'expulser la communauté de Khan al-Amar en Cisjordanie

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des habitants du village Khan al-Amar observent un bulldozer israélien détruire une route pour la démolition imminente de ce hameau de Cisjordanie, le 4 juillet 2018.

L’Allemagne a critiqué le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, pour ses propos selon lesquels il chercherait à obtenir l’expulsion de la communauté de Khan al-Ahmar en Cisjordanie, à la suite de rapports faisant état d’une demande de mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

Mercredi 20 mai, le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Josef Hinterseher a fermement rejeté les propos de Smotrich, appelant le régime israélien à abandonner de tel projets.

« Nous avons bien sûr pris note de ces déclarations avec la plus grande inquiétude et nous les rejetons fermement » a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous nous sommes déjà exprimés à ce sujet à plusieurs reprises par le passé. Il ne doit y avoir aucune expulsion ».

Soulignant la position claire et inchangée du gouvernement allemand, Hinterseher a exhorté le régime israélien à abandonner ces projets, qualifiant de tels actes de violation flagrante du droit international, qui provoquent une nouvelle instabilité à travers la région.

Il a déclaré à des journalistes à Berlin : « Les mesures unilatérales, dans le cadre d’une intensification plus large de la politique de colonisation, dans laquelle s’inscrit l’ensemble de la situation en Cisjordanie, violent le droit international, risquent d’entraîner une nouvelle instabilité dans la région et en Cisjordanie elle-même, et font sérieusement obstacle à une solution à deux États. »

Selon le média britannique Middle East Eye lundi, une demande avait été soumise à la CPI en vue de mandats d’arrêt secrets visant Bezalel Smotrich et le ministre extrémiste israélien Itamar Ben-Gvir, pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité contre des Palestiniens en Cisjordanie occupée.

En réaction, Smotrich a jugé que les mandats d’arrêt visant des responsables israéliens constituaient « une déclaration de guerre ».

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV