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Guerre contre l’Iran : la Résistance irakienne à l’origine de la collision des ravitailleurs américains KC-135 Stratotanker

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un F-16 Fighting effectue un ravitaillement en vol avec un KC-135 Stratotanker en 2022. (Photo d’Archives)

Dans son édition du mercredi 20 mai, le magazine The Atlantic, a publié un rapport dans lequel il réfute la version avancée du Pentagone concernant la collision de deux ravitailleurs KC-135 Stratotanker dans l’espace aérien irakien, lors de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, à la mi-mars. Loin d’être un accident, la destruction de l’un des appareils et la mort de six membres d’équipage a été le fruit des tirs de la Résistance irakienne contre ces aéronefs.

Le rapport éclaire sur le fait que le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) avait une parfaite connaissance des faits, et avait été informé des tirs de missiles sol-air de la Résistance irakienne ; ceux mêmes qui avaient forcé les appareils à effectuer des manœuvres d’évitement. Toutefois, le CENTCOM a choisi d’ignorer cette version des faits pour privilégier une information classifiée attribuant l’incident à une erreur humaine.

Peu après le crash — le 12 mars 2026 — la Résistance islamique en Irak, une coalition de mouvements incluant le Kata’eb Hezbollah, a revendiqué l’opération, affirmant avoir utilisé un « armement approprié » pour abattre le ravitailleur dans le but de « défendre la souveraineté irakienne et son espace aérien violé par les avions des forces ennemies ».

D’après ce rapport, l’évaluation publique immédiate et définitive du CENTCOM, malgré des renseignements suggérant une situation plus complexe, s’inscrit dans la tendance de l’administration Trump à omettre des détails cruciaux sur le déroulement de l’agression contre l’Iran dans ses communications officielles.

« Les hauts responsables ont vanté les succès militaires — deux jours avant le crash, le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, déclarait que les États-Unis possédaient une “domination aérienne totale” — et ont minimisé la résilience des forces armées iraniennes » et des mouvements de résistance à travers l’Asie de l’Ouest, poursuit le rapport du magazine The Atlantic.

Des comptes-rendus contradictoires sur les circonstances avant le crash témoignent de la confusion régnant sur un champ de bataille saturé, ainsi que de la « menace sérieuse » que font peser les forces armées iraniennes et les mouvements de résistance sur les offensives militaires américaines et israéliennes.

Selon le rapport, les mouvements de résistance demeurent une « force puissante », car depuis le début de la guerre, ils ont « pilonné les installations américaines en Irak par des attaques incessantes de roquettes et de drones, forçant une évacuation quasi totale de l’ambassade américaine à Bagdad ». Ces groupes disposent d’arsenaux avancés, incluant des missiles balistiques et des systèmes anti-aériens.

Au cours de la récente agression, « ils ont frappé les sites américains en Irak plus de 600 fois par des attaques de drones et de missiles, ciblant des bases, des installations diplomatiques et des aéronefs au sol », ajoute le rapport. Les mouvements de résistance irakiens ont ainsi contraint les États-Unis à utiliser des munitions de défense aérienne coûteuses pour protéger leur personnel et leurs infrastructures.

Le rapport a aussi mis en évidence des divisions au sein de l’administration américaine, citant des déclarations contradictoires sur l’épuisement des stocks de munitions.

« Pete Hegseth et le général John Daniel Caine, chef d’état-major des armées, ont publiquement minimisé les inquiétudes concernant l’épuisement des munitions américaines, mais tous au sein de l’administration ne sont pas convaincus par ces assurances. Lors de réunions à la Maison-Blanche, le vice-président JD Vance a interrogé à plusieurs reprises le Pentagone sur l’exactitude de ces affirmations », a précisé le rapport.

Selon plusieurs responsables américains, les avions ravitailleurs étaient en mission de ravitaillement en vol d’appareils israéliens. Le CENTCOM et les forces armées israéliennes ont refusé de commenter, a conclu le rapport.

À noter que l’agression criminelle américano-israélienne contre l’Iran a débuté le 28 février par des frappes aériennes ayant assassiné de hauts responsables et commandants iraniens, dont le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.

En riposte, les forces armées iraniennes et les mouvements de résistance à travers la région ont quotidiennement lancé des opérations de missiles et de drones ciblant des sites dans les territoires occupés, ainsi que des bases militaires américaines.

En outre, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, provoquant une hausse significative du prix du pétrole et de ses dérivés.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV