Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a averti que si l’agression contre l’Iran venait à se reproduire, la guerre s’étendrait cette fois au-delà des frontières de la région et que des frappes dévastatrices seraient portées depuis des points que l’ennemi ne saurait imaginer.
Dans un communiqué publié mercredi, le CGRI s’est adressé directement aux États-Unis, affirmant que « l’ennemi américano-sioniste » n’avait pas tiré les leçons des défaites stratégiques majeures et répétées face à la République islamique d’Iran et avait une fois de plus eu recours à la politique de la menace.
« Bien qu’ils nous aient attaqués avec la pleine puissance de deux armées – les armées les plus coûteuses du monde –, nous n’avons pas mobilisé toutes nos capacités », indique le communiqué.
« Mais si l’agression contre l’Iran venait à se répéter, la guerre régionale qui a été promise s’étendrait cette fois au-delà de la région, et nos coups dévastateurs vous réduiront en poussière noire dans des lieux que vous ne pouvez même pas imaginer. »
Le communiqué, publié sous le verset coranique « Combattez les chefs de la mécréance – car ils ne tiennent aucun serment – peut-être cesseront-ils » (Sourate At-Tawbah, verset 12), indique que le Corps des gardiens de la Révolution islamique démontrera sa puissance sur le champ de bataille plutôt que par de vaines déclarations : « Nous sommes des hommes de guerre, et vous verrez notre puissance sur le champ de bataille, et non dans des déclarations creuses ou des pages virtuelles. Et il n’y a de victoire que celle de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage. »
Cet avertissement intervient dans un contexte de rhétorique belliqueuse croissante du président américain Donald Trump, qui a menacé ces derniers jours de lancer de nouvelles frappes contre l’Iran si les discussions diplomatiques indirectes n’aboutissent pas à un accord.
Le même jour, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti dans un message publié sur X que le retour à la guerre avec l’Iran réserverait bien d’autres surprises aux États-Unis, citant un rapport récent du Congrès américain qui reconnaissait la perte de dizaines d’appareils.
L’agression brutale américano-israélienne contre l’Iran a été lancée le 28 février. Des frappes aériennes meurtrières ont touché une école primaire à Minab, causé la mort du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et tué de hauts responsables et commandants iraniens.
La République islamique d’Iran a aussitôt riposté en tirant des centaines de drones et de missiles sur des positions américano-israéliennes dans toute la région.