Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a eu, dimanche 17 mai, des entretiens téléphoniques séparés avec ses homologues français, qatari, turc et sud‑coréen afin d’aborder les questions bilatérales, les dernières évolutions régionales et les processus diplomatiques en cours.
Selon des informations recueillies, M. Araghchi et le ministre français des Affaires étrangères, Jean‑Noël Barrot, ont discuté des relations bilatérales, des dernières évolutions régionales ainsi que des tendances diplomatiques actuelles.
Plus tôt dans la journée, le chef de la diplomatie iranienne s’est entretenu par téléphone avec le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, le Cheikh Mohammed ben Abdelrahman Al Thani. Les deux hommes ont échangé leurs points de vue sur les derniers développements régionaux.
Dimanche également, M. Araghchi a eu une conversation téléphonique avec son homologue turc, Hakan Fidan. Leurs échanges ont porté sur les processus diplomatiques en cours et les évolutions régionales.
De plus, le ministre iranien des Affaires étrangères s’est entretenu séparément avec le chef de la diplomatie sud‑coréenne, Cho Hyun, au sujet des derniers développements dans la région.
Au cours de l’entretien avec son homologue sud‑coréen, M. Araghchi a exposé la situation actuelle dans la région du golfe Persique et dans le détroit d’Ormuz, affirmant que l’insécurité imposée à la région ainsi que ses répercussions mondiales découlent des « actions agressives des États‑Unis et du régime sioniste contre l’Iran ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères a souligné que ces acteurs « doivent être tenus responsables par la communauté internationale pour cette violation du droit et les crimes qu’ils ont commis ».
À son tour, Cho Hyun a réaffirmé la position de son pays en faveur de la nécessité d’assurer la sécurité et la sûreté maritimes dans la région et dans le monde. Il a aussi exprimé l’espoir que les processus diplomatiques en cours aboutissent à un résultat favorable dans les plus brefs délais.
Cet échange téléphonique marque la deuxième conversation entre les ministres des Affaires étrangères iranien et sud‑coréen ce mois‑ci, après un premier entretien qui a eu lieu le 2 mai.
À noter que la République islamique d’Iran a fermé le détroit d’Ormuz à ses ennemis et à leurs alliés à la suite du déclenchement, le 28 février, de l’agression illégale américano‑israélienne contre le pays.
Le mois dernier, Téhéran a considérablement renforcé ses contrôles maritimes après l’annonce par le président américain Donald Trump d’un blocus illégal des navires et des ports iraniens — une mesure qui viole les termes d’un cessez‑le‑feu négocié par le Pakistan et entré en vigueur le 8 avril.
Récemment, les États‑Unis ont lancé une campagne militaire très médiatisée visant à rouvrir le détroit d’Ormuz par la force. Cependant, cette tentative a été interrompue en raison de la résistance inébranlable de l’Iran face aux actes de piraterie américaine et des menaces pesant la sécurité maritime.
En avril, un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur le détroit d’Ormuz, parrainé par Bahreïn et les États‑Unis, n’a pas été adopté, car la Chine et la Russie y ont opposé leur veto.
D’après les autorités iraniennes, la situation actuelle dans le détroit d’Ormuz ne constitue pas une simple crise maritime ni un différend sécuritaire limité, mais résulte directement de la guerre d’agression non provoquée menée par les États‑Unis et Israël contre l’Iran.