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La guerre choisie par les États-Unis contre l’Iran a imposé des coûts évitables aux Américains (Araghchi)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.©IRNA

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que l’agression non provoquée des États-Unis contre l’Iran avait imposé des coûts économiques évitables aux Américains ordinaires.

« On dit aux Américains qu’ils doivent supporter l’explosion des coûts d’une guerre de choix contre l’Iran », a écrit le chef de la diplomatie iranienne dans un message publié samedi sur X.

« Oublions la hausse des prix de l’essence et de la bulle boursière. Les vraies difficultés commenceront lorsque la dette américaine et les taux hypothécaires s’envoleront. Les retards de paiement sur les prêts automobiles sont déjà à leur plus haut niveau depuis plus de trente ans », a-t-il ajouté. « Tout cela aurait pu être évité. »

De concert avec le régime israélien, les États-Unis ont lancé leur dernière série d'attaques illégales contre l'Iran entre le 28 février et le 7 avril. 

Cette agression a provoqué une riposte décisive et sans concession de l'Iran, qui a infligé d’importants dégâts à des cibles américaines et israéliennes dans toute la région.

Outre les dommages matériels considérables causés aux sites visés, la République islamique d’Iran a fermé le détroit stratégique d’Ormuz à ses ennemis et à leurs alliés, provoquant ainsi une onde de choc sur les marchés mondiaux de l’énergie.

A lire: Les réserves mondiales de pétrole diminuent à un rythme inédit sous les restrictions iraniennes dans le détroit d’Hormuz

En incluant les coûts de reconstruction et de remplacement des équipements détruits, on estime que la guerre a déjà coûté à Washington entre 40 et 50 milliards de dollars.

Les économistes prévoient, quant à eux, que le coût global du maintien des restrictions imposées au détroit d’Ormuz sera astronomiquement plus élevé.

La professeure Linda Bilmes, spécialiste des politiques publiques à la Harvard Kennedy School, a récemment prédit que la guerre contre l’Iran pourrait finalement coûter jusqu’à 1 000 milliards de dollars aux contribuables américains.

Vendredi, Mohammad-Baqer Qalibaf, président du Parlement iranien, a averti que les tentatives des États-Unis visant à maintenir une escalade militaire près du détroit pourraient déclencher une nouvelle crise financière mondiale, alors que la dette publique américaine a franchi pour la première fois le cap record de 39 000 milliards de dollars. 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV