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Israël prévoit d’établir des installations militaires sur les ruines de l’UNRWA à Qods occupée

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le siège de l'UNRWA à Al-Qods démoli par les forces d'occupation israéliennes. ©Getty images

Israël prévoit d’approuver un projet visant à établir des installations militaires sur les ruines d’un complexe de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), situé dans le quartier de Cheikh Jarrah, dans la partie est de la ville occupée de Qods.

Cette décision devrait être examinée lors de la prochaine réunion du cabinet israélien, prévue le 17 mai. L’initiative s’inscrirait dans une politique dont le but est de réduire la présence onusienne et palestinienne dans les territoires occupés.

D’après un rapport du journal israélien Yediot Ahronot, le projet prévoit la construction d’un bureau de recrutement militaire, d’un siège pour le ministre israélien des Affaires militaires ainsi que d’un musée consacré à l’armée israélienne. L’ensemble serait implanté à proximité du site connu sous le nom de « colline des Munitions » dans la ville occupée de Qods.

Selon le journal israélien, la proposition a été rédigée par le ministre israélien des Affaires militaires, Israël Katz. Ce dernier prétend que le bâtiment actuellement utilisé par son ministère ne répond plus aux besoins de l’armée.

En janvier 2025, les forces israéliennes ont pris d’assaut le siège de l’UNRWA dans le quartier de Cheikh Jarrah, sous prétexte d’accusations de liens présumés avec des combattants de la Résistance palestinienne. L’opération s’était déroulée sous la supervision directe du ministre extrémiste Itamar Ben-Gvir.

En réaction à cet incident, le chef de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, avait qualifié cette mesure d’« attaque sans précédent » contre l’ONU, dont les locaux bénéficient d’une immunité juridique en vertu de la Convention sur les privilèges et immunités de l’ONU.

De son côté, le mouvement de résistance palestinien Hamas a publié un communiqué pour condamner ce projet de démolition, la qualifiant de « violation flagrante du droit international » et appelant à une condamnation internationale ferme et sans équivoque de cet « acte criminel irresponsable ».

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV