La position « irresponsable, hypocrite et complice » de l’Allemagne concernant les crimes de guerre commis par les États-Unis et le régime israélien en Asie de l’Ouest a empêché ce pays européen d’obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies, selon le ministère iranien des Affaires étrangères.
Son porte-parole Esmaïl Baghaï a publié ce vendredi un message sur X, au lendemain du vote de l’Allemagne qui a échoué à être élue au Conseil de sécurité de l’ONU, les deux sièges européens pour 2027-2028 attribués au Portugal et à l’Autriche de l’Europe de l’Ouest. L’Allemagne, qui a déjà siégé six fois au Conseil de sécurité et n’avait jamais échoué à y entrer, n’a recueilli que 104 voix.
« L’échec de l’Allemagne à obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU — une première depuis des décennies — constitue un camouflet cinglant de la part de la communauté internationale », a estimé M. Baghaï.
« Cela reflète l’indignation mondiale croissante face à la position irresponsable, hypocrite et complice du pouvoir en Allemagne concernant le génocide à Gaza et l’agression militaire américano-israélienne contre l’Iran. »
Rappelons que l’Allemagne est le deuxième fournisseur d’armes d’Israël après les États-Unis.
Berlin a soutenu le régime de Tel-Aviv pendant sa guerre génocidaire de 2023-2025 contre la bande de Gaza et a refusé de condamner les deux guerres américano-israéliennes contre l’Iran en 2025 et 2026.
M. Baghaï a déclaré que l’Allemagne, qui est l’un des principaux fournisseurs d’armes létales au régime sioniste, a toujours justifié le génocide perpétré par Israël contre les Palestiniens.
Il a également fait allusion aux propos « déplacés » du chancelier allemand Friedrich Merz, qui avait qualifié l’assaut militaire brutal des États-Unis et d’Israël contre l’Iran de « sale boulot qu’Israël fait pour nous tous », à savoir pour l’Europe.
« Le monde change. Les nations ne jugent plus les gouvernements sur la base de leurs beaux discours sur le droit international, mais sur leurs actes. Ceux qui choisissent d’ignorer ce changement devront inévitablement en payer le prix diplomatique », a ajouté M. Baghaï.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, qui a ardemment milité pour obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU, a qualifié son échec face au Portugal et à l’Autriche de « cuisante défaite » et a attribué une partie de cet échec au soutien indéfectible de Berlin à Israël. « Le fait que l’Allemagne doive toujours assumer une responsabilité particulière envers Israël dans le conflit du Moyen-Orient a peut-être aussi coûté des voix », a-t-il déclaré.