Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a déclaré que les forces armées de la République islamique d’Iran étaient prêtes au combat pour asséner des coups écrasants et mérités à toute agression, avertissant les ennemis que des stratégies erronées ne leur apporteraient que des résultats désastreux.
« Nos forces armées sont prêtes à riposter fermement à toute agression ; une stratégie et des décisions erronées mènent inévitablement à des résultats erronés. Le monde entier l’a déjà compris.
Nous sommes préparés à toutes les éventualités ; ils seront surpris », a tweeté, lundi 11 mai, Mohammad Bagher Qalibaf.
Les propos de M. Qalibaf interviennent alors que la République islamique d’Iran poursuit sa politique de patience stratégique et de préparation maximale face à l'escalade des menaces émanant des États-Unis et d'Israël.
Les responsables iraniens ont toujours souligné que Téhéran cherchait certes la paix et la stabilité régionale, mais qu'il n'hésiterait, en même temps, jamais à défendre sa souveraineté, en toute puissance, une fois ses lignes rouges seraient franchies.
S’appuyant sur des décennies d’autonomie, une technologie de pointe en matière de missiles et de drones, et l’esprit indomptable de l’Axe de la Résistance, l’Iran a bâti une formidable capacité de défense qui ne laisse aucune place à tout erreur d’appréciation de l’ennemi.
Dans un tweet ultérieur, M. Qalibaf avait insisté : « Il n'y a pas d'autre choix que d'accepter les droits du peuple iranien tels qu'ils sont énoncés dans la proposition en 14 points. »
« Toute autre approche sera totalement infructueuse ; elle ne mènera qu’à des échecs successifs. Plus ils tardent, plus les contribuables américains devront payer la facture », a-t-il prévenu.
Les propos de M. Qalibaf sont un signal on ne peut plus clair: toute aventure téméraire de l'ennemi se heurtera à une surprise qu'il ne pourra ni anticiper ni supporter.
En réponse à l'agression américano-israélienne, l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz à la navigation des agresseurs et de leurs alliés, provoquant une flambée des prix du pétrole.
L'Iran a commencé à appliquer des contrôles beaucoup plus stricts le mois dernier après l'annonce par le président américain Donald Trump d'un blocus visant les navires et les ports iraniens.
Ces dernières semaines, des navires de guerre américains ont tenté de s'approcher des eaux iraniennes, dans une tentative désespérée de briser le contrôle de l'Iran sur le détroit, mais ont été tous repoussés par des tirs iraniens directs.
Cela a réduit à néant les promesses de Washington de rétablir la navigation normale dans le golfe Persique, ternissant davantage l'image des États-Unis en tant que superpuissance mondiale.