Le commandant adjoint de la Marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) chargé des affaires politiques, met en garde les ennemis de l’Iran contre l’ampleur inattendue, la lucidité et la détermination avec lesquelles Téhéran ripostera à toute nouvelle agression.
« Tout regain d’attaques se heurtera à une stratégie qui dépasse les capacités de calcul de l'ennemi », a déclaré mercredi Mohammad Akbarzadeh.
Il a rappelé que les États-Unis avaient jusqu’à présent échoué sur tous les fronts contre la République islamique d’Iran, s’arrêtant bien loin de leurs objectifs initiaux qui consistaient à « renverser le gouvernement iranien, s’emparer de son uranium enrichi ou encore dominer le détroit stratégique d’Ormuz ».
Le commandant Akbarzadeh a souligné que les tentatives visant à nuire à l’Ordre de la République islamique d’Iran avaient été contrés par la nomination du nouveau Leader de la Révolution, l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, peu après le martyre de son père et prédécesseur, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
Les États-Unis et le régime israélien ont lancé leur dernière vague d’agressions non provoquées contre l’Iran, du 28 février au 7 avril.
C’est à cette date que le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu unilatéral de deux semaines, après que la République islamique d’Iran a répondu à l’agression par au moins 100 vagues de frappes de représailles décisives et réussies.
Dans une décision qui a provoqué une onde de choc sur les marchés mondiaux de l'énergie, la République islamique d’Iran a fermé le détroit d'Ormuz à ses ennemis et à leurs alliés, puis a déployé des contrôles beaucoup plus stricts sur cette voie navigable, en réponse au maintien par Washington d'un blocus naval qu'il a imposé de manière illégale. Téhéran a alors exclu toute reprise des négociations tant que le blocus ne serait pas levé.
Plus tôt dans la journée de mercredi, face à la fermeté persistante de la République islamique d’Iran, Trump a annoncé la suspension de son « Projet Liberté », une initiative très médiatisée censée rouvrir le détroit par la force.
« À la table des négociations, Trump s’est heurté à une réponse cinglante de l’Iran et a été contraint de retirer le "Projet Liberté" dans le détroit d’Ormuz sous 48 heures », a précisé le commandant Akbarzadeh.
Il a également salué la Marine des gardiens de la Révolution islamique pour avoir appliqué avec fermeté les nouvelles règles de la République islamique d’Iran concernant le transit par ce point de passage stratégique, déclarant : « Grâce à un nouveau plan opérationnel, la Marine des gardiens de la Révolution a démontré que l’Iran maintient son contrôle sur le détroit d’Ormuz. »