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L'Iran rejette le langage de la menace et ne se soumettra jamais aux intimidations américaines (Pezeshkian)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président iranien, Massoud Pezeshkian.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian a réitéré la ferme volonté de la RII de résister et de ne jamais soumettre aux menaces ou intimidations des ennemis.

M. Pezeshkian a tenu ces propos lors d'un entretien téléphonique, mardi 5 mai, avec le Premier ministre irakien désigné, Ali Faleh al-Zaidi, au cours duquel les deux hommes ont abordé les défis auxquels sont confrontés les pays de la région à la suite de l'agression américano-israélienne contre l'Iran.

« La République islamique d'Iran est prête à tout dialogue dans le cadre du droit international, mais, forte de sa foi, de ses convictions et de ses croyances, elle ne s'est pas soumise et ne se soumettra jamais à aucune forme de coercition. Si l'on s'adresse à nous de manière logique, un dialogue est possible, mais le langage de la menace ne mènera à rien », a ponctué M. Pezeshkian.

Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une offensive aérienne contre l'Iran, environ huit mois après avoir mené des attaques non provoquées contre le pays.

L'Iran a aussitôt riposté à cette agression en lançant des salves de missiles et d'attaques de drones sur les positions israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que sur les bases et les intérêts militaires américains dans les pays de la région.

Le 8 avril, un cessez-le-feu temporaire, négocié par le Pakistan, est entré en vigueur entre l'Iran et les États-Unis. Les négociations de paix ont ensuite commencé à Islamabad sans aboutir pour autant à aucun résultat en raison des exigences maximalistes de Washington et de son insistance sur des positions déraisonnables.

Malgré le cessez-le-feu annoncé, le président américain Donald Trump continue de menacer l'Iran d'une agression militaire, tout en refusant de lever le blocus naval imposé aux ports iraniens du golfe Persique.

L'Iran qualifie ce blocus d'acte de piraterie maritime et avertit que si la sécurité de ses ports dans le golfe Persique et la mer d'Oman est menacée, aucun autre port ne sera en sécurité.

Le président iranien a souligné que la République islamique d’Iran s’engage à maintenir ses relations de bon voisinage avec les États arabes du golfe Persique.

« Nous ne souhaitons aucun conflit avec nos frères dans la région, mais la réalité est que les écoles, les hôpitaux et les infrastructures de notre pays ont été bombardés depuis des bases américaines situées sur le territoire de certains pays de la région, qui ont permis aux agresseurs d’utiliser leur espace et leurs installations », a-t-il déploré.

« Nous appelons, ajoute-il, à l'unité et à la cohésion de l’Oumma musulmane, fondées sur les enseignements religieux, et nous sommes convaincus que si la voie de la justice et de l'équité est suivie, il n'y aura plus aucune raison de se disputer. »

Le président iranien a également félicité M. al-Zaidi pour sa nomination, réitérant la volonté de Téhéran de renforcer sa coopération avec l'Irak, pays qu’il a qualifié de « frère ».

Le Premier ministre irakien désigné se dit engagé à développer les relations avec l'Iran dans les domaines économique, politique, sécuritaire dans le cadre d’une convergence régionale.

Il a également fait part de la disposition de Bagdad à accueillir des négociations entre l'Iran et les États-Unis en vue de mettre fin à la guerre.

« Nous sommes convaincus que la puissance actuelle de l'Iran n'appartient pas uniquement à la nation iranienne. L’Iran puissant défend tous les musulmans et les chiites, et nous n'accepterons jamais que cette puissance soit retirée à l'Iran. C'est cette puissance qui nous a aidé dans la lutte contre [le groupe terroriste] Daech. L'Irak a besoin du soutien de l'Iran car la puissance de l'Iran est la puissance de l'Irak, et la faiblesse de l'Iran sera la faiblesse de l'Irak », a-t-il fait remarquer.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV