Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi est en déplacement en Russie pour poursuivre les consultations étroites entre Téhéran et Moscou sur les questions régionales et internationales, et pour renforcer les relations bilatérales.
S'exprimant à son arrivée, ce lundi 27 avril, à l'aéroport international de Pulkovo à Saint-Pétersbourg, M. Araghchi a déclaré qu'en raison de la récente agression américano-israélienne contre l’Iran, il y avait eu une interruption dans les rencontres avec ses homologues russes.
« Nous avons profité de l’occasion qui s’est présentée après nos voyages au Pakistan et à Oman pour nous rendre en Russie », a-t-il noté.
Le diplomate a ajouté que la réunion de ce lundi serait une bonne occasion de discuter des développements liés à la guerre et de faire le point sur la situation, se disant convaincu que les consultations et la coordination entre les deux pays avaient une importance particulière.
Des consultations constructives ont eu lieu au Pakistan
Concernant ses déplacements à Islamabad et à Oman au cours de ces trois derniers jours, le ministre des Affaires étrangères a souligné le caractère bilatéral de ces visites.
Évoquant le rôle du Pakistan en tant que médiateur dans les négociations irano-américaines, M. Araghchi a déclaré qu'il était nécessaire de faire le point sur la situation avec les responsables pakistanais.
« Les négociations précédentes, malgré certains progrès, n’ont pas atteint leurs objectifs en raison des approches américaines, de leurs exigences excessives et de leurs politiques erronées. Par conséquent, nous devions consulter nos amis pakistanais afin d’examiner les derniers développements », a-t-il expliqué.
Il a affirmé que la position de l'Iran dans les négociations est très importante. « Nous devons garantir les droits du peuple iranien après 40 jours de résistance et protéger les intérêts du pays », a-t-il ajouté.
En allusion à ses rencontres avec de hauts responsables omanais, le chef de la diplomatie iranienne a souligné que l'Iran et Oman sont tous deux des États riverains du détroit d'Ormuz et qu'il est nécessaire qu'ils se consultent, d'autant plus que la sécurité du passage à travers le détroit est devenue un enjeu d'importance mondiale.
« Il est naturel qu’en tant que deux pays côtiers de ce détroit, nous devions dialoguer pour défendre nos intérêts communs et coordonner toute action entreprise à cet égard, car les intérêts de l’Iran et d’Oman sont directement concernés », a déclaré M. Araghchi.
Il a confirmé qu'il existe un large consensus entre l'Iran et Oman, et qu’il a été convenu lors de sa visite à Mascate que les consultations se poursuivent au niveau des experts.
L'Iran a fermé cette voie maritime à ses ennemis et à leurs alliés à la suite du lancement par les États-Unis et Israël d’une agression non provoquée contre l'Iran le 28 février, agression qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et de plusieurs hauts commandants militaires.
Le 8 avril, quarante jours après le début du conflit, un cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan est entré en vigueur. Des pourparlers se sont ensuite entamés à Islamabad, mais n'ont pas abouti à un accord en raison des exigences maximalistes des États-Unis et de leur insistance sur des positions déraisonnables.
L'Iran a annoncé la réouverture du point de passage stratégique au trafic commercial suite à l'annonce d'un cessez-le-feu par le président américain Donald Trump le 7 avril.
Le pays a toutefois imposé une fermeture totale de la voie navigable le 18 avril après que Trump a déclaré que les États-Unis maintiendraient le blocus des ports iraniens dans le cadre d'une agression illégale contre la RII.