Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est de retour à Islamabad pour de nouvelles consultations avec les médiateurs pakistanais.
Abbas Araghchi est rentré à Islamabad pour une deuxième visite officielle en deux jours afin de poursuivre ses consultations avec les médiateurs pakistanais, alors que les négociations avec les États-Unis sont au point mort.
Araghchi a quitté Mascate, la capitale omanaise, où il avait rencontré plus tôt dimanche le sultan d’Oman, Haitham ben Tarek, pour discuter des efforts diplomatiques visant à résoudre les crises régionales.
Il est arrivé à la base aérienne de Nour Khan, en périphérie de la capitale pakistanaise, pour de nouvelles discussions avec les responsables pakistanais, qui avaient négocié au début du mois un cessez le feu de deux semaines entre Téhéran et Washington et ont demandé son prolongement.
Samedi, Araghchi avait rencontré le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir — figure clé de cette médiation — ainsi que le Premier ministre Shehbaz Sharif et le ministre des Affaires étrangères Ishaq Dar.
Dans un message publié sur X après ces entretiens, le chef de la diplomatie iranienne a déclaré avoir présenté aux médiateurs pakistanais un « cadre de travail » proposé par l’Iran, visant à mettre un terme définitif à la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran, le 28 février.
« J’ai partagé la position de l’Iran concernant un cadre de travail pour mettre fin de manière permanente à la guerre contre l’Iran ; et j’attends encore de voir si les États Unis sont réellement sérieux au sujet de la diplomatie », a t il écrit.
Il a ajouté que sa visite au Pakistan avait été « très fructueuse ». Araghchi a cependant quitté Islamabad avant la visite programmée des envoyés américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, dans la capitale pakistanaise, où ils devaient rencontrer des responsables pakistanais.
Téhéran avait en effet annoncé au préalable qu’un deuxième tour de pourparlers avec les États-Unis n’était pas prévu.
Le président américain Donald Trump a annoncé par la suite l’annulation de leur voyage.
L’Iran affirme qu’il ne négociera pas avec Washington sous la menace ni tant que les États Unis maintiendront un blocus naval qualifié d’illégal sur les ports iraniens.
Islamabad avait accueilli le premier tour de discussions entre les délégations iranienne et américaine les 11 et 12 avril, qui s’était conclu sans accord. Les négociateurs iraniens avaient attribué cet échec aux exigences jugées « excessives » de Washington et à ses changements de position.
Trump a prolongé unilatéralement le cessez le feu quelques heures avant son expiration, le 22 avril, et a déclaré qu’il attendrait une proposition de la part de l’Iran.