Ce lundi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a réagi lors d’une conférence de presse à l’interception par les États-Unis d’un cargo naviguant vers l’Iran.
Guo Jiakun a exprimé la « vive inquiétude de la Chine » de la saisie du navire par les États-Unis.
Selon l’IRNA citant la télévision d’État chinoise, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré devant les journalistes qu’il espérait voir les parties concernées « agir avec responsabilité » et « respecter l’accord de cessez-le-feu ».
Il a insisté ensuite sur la nécessité d’éviter tout acte de provocation et a appelé à l’instauration des conditions nécessaires au « rétablissement du transit maritime normal à travers le détroit d’Ormuz ».
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a réitéré le soutien de Pékin à la poursuite du processus de paix et des négociations entre la République islamique d’Iran et les États-Unis.
Guo Jiakun a souligné qu’après l’ouverture d’une « fenêtre pour la paix », il est désormais impératif d’instaurer des conditions favorables pour mettre fin à la guerre dans les plus brefs délais.
Les déclarations de Guo Jiaun interviennent alors que le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a affirmé plus tôt ce lundi que Téhéran n’avait pour l’heure « aucun programme ni décision » en ce qui concerne l’organisation d’un nouveau tour de négociations.
Baghaï a ajouté que les États-Unis, tout en faisant état de gestes diplomatiques et en affichant une quelconque volonté de négocier, adoptent en pratique des démarches qui « ne reflètent en rien un sérieux réel pour donner une chance à la poursuite du processus diplomatique ».
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que, dès la mise en œuvre de l’accord, l’Iran a observé des manquements ou des plaintes incessantes de la part des États-Unis.
Esmaïl Baghaï a rappelé qu’au départ, Washington a prétendu que le Liban n’était pas inclus dans l’accord de cessez-le-feu, alors que les médiateurs pakistanais l’avaient explicitement annoncé.
Il a ajouté qu’une fois cette entente établie, l’Iran s’est heurté aux mouvements des forces américaines aux alentours du détroit d’Ormuz, pour y établir un « blocus maritime ».
Baghaï a enfin souligné que l’attaque récente contre un navire marchand iranien constituait une « violation flagrante » du cessez-le-feu » de la part des États-Unis.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a précisé que, conformément aux résolutions de l’ONU, le blocus des ports d’un pays souverain constitue un « acte d’agression ».
Selon Baghaï, ce décalage entre l’acte et la parole des Américains ne fait qu’exacerber la « méfiance légitime » des Iraniens.
Il a conclu que la République islamique d’Iran déciderait de la suite de son parcours en se fondant exclusivement sur les « intérêts de la nation ».
Enfin, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Guo Jiakun, a rappelé que la Chine poursuivrait ses efforts de désescalade sur la base des « quatre principes » définis par le président Xi Jinping.
Il a fait référence au plan en quatre points présenté par le président chinois lors de sa rencontre avec le prince héritier d’Abou Dhabi, en soulignant que la « priorité absolue » pour la Chine se fondait sur l’établissement d’un cessez-le-feu immédiat.
Le président Xi Jinping a réaffirmé que le « dialogue politique » constituait l’unique voie pour instaurer une stabilité durable, en soulignant qu’aucune option militaire ne saurait déboucher sur une paix véritable.
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a assuré que Pékin continuerait de jouer un « rôle constructif » pour l’établissement définitif de la paix et de la stabilité en Asie de l’Ouest.