L’Iran a promis de répondre bientôt à l’acte de piraterie de la marine américaine contre un cargo battant pavillon iranien. Les navires américains, israéliens et ceux de leurs alliés dans le détroit d’Ormuz seront considérés comme des cibles légitimes, a annoncé le porte-parole du quartier général de Khatam al-Anbiya.
Les États-Unis ont perpétré un acte d’agression flagrant contre un navire marchand iranien dans les eaux de la mer d’Oman, en déployant leurs marines terroristes sur le pont du navire et en neutralisant ses systèmes de navigation, a affirmé dimanche soir le porte‑parole du quartier général central de Khatam al‑Anbiya, le lieutenant‑colonel Ebrahim Zolfaghari.
« Les forces armées de la République islamique d'Iran répondront bientôt à cet acte de piraterie armée et riposteront aux actions de l’armée américaine », a-t-il averti.
En réaction immédiate, les forces iraniennes ont riposté en visant au moyen de drones d’attaques, plusieurs navires militaires américains présents dans la zone.
Le président américain Donald Trump s’est vanté de la saisie du navire iranien par les forces US, qualifiant l’armée américaine de « plus grande force militaire du monde », laquelle apparaît une fois de plus comme le principal pirate des eaux internationales.
L’Iran avait déjà averti qu’il répondrait de manière ferme et décisive à toute action hostile menée par les États‑Unis.
Au moment même où Washington annonçait son blocus naval illégal et aventuriste contre l’Iran, la République islamique, pays souverain dont la large côte s’étend sur une partie importante du détroit d’Ormuz, procédait à la fermeture complète de l’artère stratégique pour en assurer la sécurité. Tout navire ou pétrolier tentant de traverser cette voie maritime vitale sans autorisation iranienne s’exposait alors à une réponse ferme de la part des forces iraniennes.
Ce dernier acte criminel de l’armée américaine prouve une fois de plus que Washington demeure la principale source de terrorisme et d'instabilité en Asie de l’Ouest.
L'Iran est pleinement préparé à défendre sa souveraineté et ses intérêts nationaux et a averti qu'il n'hésiterait pas à riposter avec force à tout acte d'agression ou de piraterie maritime.
Vendredi, dans un geste de bonne volonté politique, l'Iran a déclaré que le détroit était ouvert à la navigation commerciale, des semaines après sa fermeture aux navires associés aux États-Unis et à leurs alliés suite au lancement d'une guerre d'agression non provoquée contre la République islamique d’Iran, le 28 février.
Le 7 avril, après 40 jours de combats et des ripostes intenses du Front de la Résistance, qui ont visé les bases militaires et les intérêts stratégiques du duo américano-israélien dans la région et dans les territoires occupés, Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu de deux semaines après avoir accepté le paquet de proposition en dix points de l'Iran comme base de négociations pour mettre fin définitivement à la guerre imposée.
Il a néanmoins donné feu vert à la poursuite du blocus naval qu'il avait ordonné contre l’Iran, tout en multipliant les déclarations controversées au sujet de cette voie maritime – déclarations que les autorités iraniennes ont catégoriquement réfutées.
Lors des pourparlers marathon tenus à Islamabad au début du mois, la question de la fermeture du détroit d’Ormuz a dominé les discussions. Selon des sources, l’Iran y a clairement indiqué que la voie maritime ne serait pleinement rouverte qu’une fois l’ensemble de ses conditions pour mettre fin à la guerre acceptées.