Le Croissant-Rouge iranien affirme qu'environ 600 établissements scolaires ont été pris pour cible lors de l'agression non provoquée menée, depuis la fin du mois dernier, par les États-Unis et le régime israélien contre la République islamique d'Iran.
Razieh Alishvandi, vice-présidente du Croissant-Rouge chargée des affaires internationales et du droit humanitaire a fait cette déclaration dimanche 29 mars, avertissant que de telles attaques violaient le droit international humanitaire et constituaient des crimes de guerre.
Parmi les sites ciblés figuraient des écoles, des universités et d'autres établissements d'enseignement et de recherche, a-t-elle précisé, ajoutant que les attaques avaient mis en danger la vie d'écoliers, d'étudiants, de chercheurs et de professeurs, et entraîné la mort de nombre d'entre eux.
Mme Alishvandi a souligné que ces attaques avaient eu lieu malgré les protections juridiques claires accordées aux établissements d'enseignement par le droit international. « Tout manquement à cette protection constitue une violation du droit international et peut être considéré comme un crime de guerre. »
Ces attaques transgressent également les règles fondamentales régissant les conflits armés, a-t-elle ajouté.
« Conformément aux principes et règles internationaux, ces centres doivent être protégés par les Conventions de Genève ; les principes de proportionnalité, de précaution et de distinction doivent être respectés à cet égard. »
Le Croissant-Rouge a adressé à ce jour plus de 23 lettres au procureur de la Cour pénale internationale, documentant et signalant les violations du droit humanitaire commises tout au long de cette agression illégale, notamment les attaques contre des habitations, des médias, des aéroports, des avions de ligne et des centres médicaux et éducatifs, a déclaré la responsable.
La vice-présidente du Croissant-Rouge chargée des affaires internationales et du droit humanitaire a ajouté qu'une lettre distincte avait également été envoyée au président du Comité international de la Croix-Rouge, l'informant du caractère criminel de ces attaques.