La France souhaite, face aux nouveaux droits de douane imposés par le président américain Donald Trump au monde entier, une réaction « unie » de l’Union européenne, a indiqué samedi le ministre délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier.
Il a également affirmé qu’« une approche unie de l’Union européenne sera nécessaire », dans un message transmis par le ministère à l’AFP.
De son côté, le chancelier allemand Friedrich Merz a affirmé vouloir mener des discussions avec ses alliés européens afin de trouver une réponse commune. « Nous aurons une position européenne très claire à ce sujet, car la politique douanière relève de l’Union européenne, et non des États membres de façon individuelle », a-t-il déclaré à la chaîne ARD. Le dirigeant allemand doit se rendre dans un peu plus d’une semaine à Washington pour une rencontre avec Donald Trump.
Le président américain a signé vendredi un décret, entrant en vigueur le 24 février pour une durée de 150 jours, imposant un droit de douane « mondial » de 10 %, qu’il a annoncé faire passer à 15 % lors d’une nouvelle intervention samedi. De rares exceptions concernent des produits pharmaceutiques et des importations couvertes par l’accord États-Unis-Mexique-Canada.
Donald Trump réagissait ainsi à une décision de la Cour suprême, selon laquelle il aurait outrepassé ses droits en invoquant une urgence économique pour justifier les droits de douane présentés comme « réciproques ».
La France et ses partenaires de l’UE tâchent d’analyser à ce stade les répercussions de la décision de la Cour suprême américaine. « Nous sommes en contact étroit avec la Commission européenne et les États membres pour procéder à son analyse et évaluer ses conséquences », a expliqué le ministère du Commerce extérieur.