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France : Macron lance le 62e Salon de l'agriculture dans un contexte de tensions syndicales

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Emmanuel Macron, au Salon de l’agriculture, à Paris, le 21 février 2026. ©Le Monde

Face à un large mécontentement dans le secteur agricole et à des syndicats divisés qui réclament des actes « immédiats » et dénoncent le retard de la loi d’urgence, le président français Emmanuel Macron a inauguré, ce samedi 21 février, le Salon international de l’agriculture, multipliant les entretiens bilatéraux avec les représentants syndicaux pour apaiser les tensions autour des retards législatifs.

Le chef de l’État a rencontré une délégation de la Coordination rurale (CR), le deuxième syndicat agricole du pays. La CR avait initialement menacé de boycotter la rencontre, qualifiant le salon de « vitrine de communication déconnectée du terrain ».

Macron a évoqué la possibilité d’organiser une réunion intersyndicale, option écartée par le refus de la FNSEA (syndicat majoritaire) et des JA (Jeunes Agriculteurs). Il s’est engagé à réunir prochainement à l’Élysée l’ensemble des acteurs de la filière.

Cependant, des représentants syndicaux contestant la politique gouvernementale n’étaient pas présents au Salon, conséquence directe de la gestion des épizooties et du retard des campagnes de vaccination.

Les syndicats dénoncent un calendrier politique déconnecté de l’« urgence » agricole. La CR a rappelé que le projet de loi d’urgence agricole ne sera examiné qu’en juin au Sénat, et que les décrets d’application d’autres textes de simplification se font attendre.

Bertrand Venteau, président de la CR, a dressé un « bilan catastrophique » de l’action de l’exécutif, pointant l’incapacité des gouvernements successifs à régler la question des normes (surtransposition) et la situation de la balance commerciale agricole de la France.

L’entretien avec la FNSEA a été qualifié d’« assez court » et « très franc » par son président, Arnaud Rousseau, rapportent les médias locaux.

Les discussions ont porté sur les négociations de la prochaine Politique agricole commune (PAC) européenne. Rousseau a rappelé à Macron que le secteur n'était « pas au rendez-vous » sur le plan économique et manquait cruellement d’une « vision claire ».

Les relations entre le gouvernement et les syndicats sont d’autant plus complexes que la Coordination rurale a critiqué la récente nomination du nouveau conseiller à l’agriculture du Premier Ministre, qualifié de proche de la FNSEA, y voyant un signal de « défiance ».

Du côté des Jeunes Agriculteurs (JA), le secrétaire général Quentin Le Guillous a décrit le président comme « assez à l’écoute » mais a exigé des « actes », selon la presse locale.

Les dirigeants du syndicat ont fixé trois priorités pour ce salon : l'intégration de la planification face au changement climatique dans la future loi d'urgence agricole, un budget de la Politique agricole commune (PAC) 2028-2034 fléché vers le renouvellement des générations, et l'implication de la jeunesse agricole dans les élections municipales pour peser sur les décisions locales. Soulignant la politisation de l'événement, les JA ont également annoncé leur intention de rencontrer « toutes les écuries de présidentiables » lors de cette édition.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV