Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) affirme que les infiltrations et les actes de sabotage perpétrés par le régime israélien contre le programme nucléaire de la République islamique ont poussé le pays à développer une industrie nucléaire entièrement nationale, décrivant ce processus comme une réponse à des pressions et des perturbations constantes.
« La complexité des technologies nucléaires est extrêmement élevée, et les équipements et infrastructures nécessaires en la matière ne sont pas faciles à obtenir, en particulier dans des conditions où les voies d'approvisionnement sont compromises par l'infiltration et le sabotage israéliens », a souligné Mohammad Eslami lors d'un événement à Téhéran mercredi.
« C’est pourquoi l’Iran a été contraint d'effectuer toutes les étapes de recherche, de conception, de fabrication, d’essais et de production technologique, à l'intérieur du pays et en s'appuyant sur des capacités nationales. L'Iran s'est ainsi placé au rang des pays les plus élevés dans les domaine de technologie et de science. »
Or, affirme le responsable nucléaire, l'ennemi déploie aujourd'hui tous ses ressources et moyens pour mettre l'Iran à genoux : « Ils ne ciblent pas seulement notre patrie mais toute une nation entière ».
Poursuivant son analyse des mesures prises par les ennemis pour imposer leurs intérêts dans le monde entier, y compris à la République islamique, le chef de l’OIEA a évoqué le plan des États-Unis, tel que décrit dans le document de stratégie de sécurité nationale de Washington pour 2026, pour réaliser leurs intérêts soit par la diplomatie soit par la force.
Dans le cadre de ce plan hostile, les ennemis ont ciblé, au fil des ans, l'industrie nucléaire iranienne par toute une série de mesures agressives, notamment des accusations de militarisation, de nombreuses sanctions illégales, des assassinats de scientifiques nucléaires, des menaces répétées d'attaque militaire et des bombardements des sites nucléaires du pays.
Et pourtant, ajoute le responsable, le pays dispose aujourd'hui et au grand dam de ses ennemis d'une industrie nucléaire nationale et fiable.
« Grâce à la Révolution islamique, aux conseils de l’Imam Khomeiny [fondateur de la République islamique] et de son successeur, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, Leader de la Révolution islamique, et grâce à la détermination de jeunes gens brillants et engagés, l’Iran a atteint un niveau de premier plan dans les domaines de la science et de la technologie modernes », s'est réjouit le responsable.
Le chef de l'OIEA a décrit le secteur nucléaire comme l'un des exemples les plus clairs de ce progrès, évoquant en même temps les contributions apportées par les activités nucléaires pacifiques du pays aux secteurs médical et agricole.
« Aujourd’hui, l’Iran figure parmi les principaux pays producteurs de produits radio-pharmaceutiques. En plus de répondre aux besoins nationaux, ses produits sont également demandés par d’autres pays; cela a joué certes un rôle essentiel dans le traitement du cancer », a-t-il déclaré.
« Chaque gramme de dérivés d'eau lourde vaut des dizaines de milliers de dollars, et ce secteur est un véritable exemple d'économie fondée sur la connaissance ; une position que les ennemis ne peuvent tolérer et qu'ils ne veulent pas voir l'Iran occuper en tant qu'acteur fiable parmi les principaux acteurs mondiaux. »
Dans ses remarques finales, le directeur de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a parlé de la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, se félicitant que l'installation soit entrée dans sa onzième année de fonctionnement stable.