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La Russie est prête à discuter d'une « administration étrangère temporaire » en Ukraine

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Galouzine. ©TASS

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères a annoncé que Moscou était prêt à entamer des discussions avec les États-Unis, les pays européens et d’autres pays en vue de la mise en place d’une « administration étrangère temporaire » en Ukraine sous la supervision de l’ONU.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Galouzine, a annoncé que Moscou était prêt à discuter de la mise en place d’une « administration étrangère intérimaire » en Ukraine sous la supervision de l’ONU afin de faciliter la tenue d’élections démocratiques longtemps reportées.

Dans une interview accordée à l’agence de presse TASS et publiée ce dimanche 15 février, Galouzine a indiqué que cette idée avait été initialement soulevée par le président russe Vladimir Poutine en mars 2025, la décrivant comme l’une des pistes possibles pour faire progresser le processus de paix.

Il a déclaré que cette mesure permettrait « d’organiser des élections démocratiques en Ukraine et de mettre au pouvoir un gouvernement compétent avec lequel un traité de paix complet et des documents juridiques sur la future coopération intergouvernementale pourraient être signés ».

« De manière générale, la Russie est disposée à discuter avec les États-Unis, les pays européens et d’autres pays de la possibilité d’imposer une administration étrangère temporaire à Kiev », a ajouté Galouzine. Il a reconnu que, même si l’ONU « ne dispose pas officiellement de mécanisme standard » pour de tels cas, il existe des précédents historiques.

Moscou a évoqué la possibilité d’une autorité étrangère après l’expiration du mandat de Volodymyr Zelensky en 2024. À l’époque, le dirigeant ukrainien avait refusé d’organiser de nouvelles élections, invoquant la loi martiale, ce qui avait incité la Russie à le déclarer « illégal ». Depuis, Moscou affirme que le statut juridique de Zelensky constitue un obstacle majeur à la conclusion d’un accord de paix contraignant.

Sous la pression des États-Unis, Zelensky a annoncé être prêt à organiser des élections, mais a exigé des garanties de sécurité de la part de l’Occident et de la Russie. En mars 2025, les États-Unis ont rejeté l’offre d’administration étrangère, affirmant que la gouvernance en Ukraine serait « déterminée par sa constitution et son peuple ». Pourtant, le président américain Donald Trump avait auparavant qualifié Zelensky de « dictateur sans élections ».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV