Le ministre des Affaires étrangères irakien Fouad Hussein a déclaré que la décision de rétablir l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, qui occupe actuellement le poste de vice-Premier ministre, est une affaire interne pour l'Irak, mais que Bagdad prendra en considération la position des États-Unis sur la question.
Membre du Parti démocratique du Kurdistan irakien, Fouad Hussein se voit comme un candidat potentiel à la présidence et compte obtenir le soutien des partis et des factions du Parlement pour la remporter.
Concernant le rapatriement des anciens membres du groupe terroriste Daech, le responsable irakien a indiqué que Bagdad avait pris contact avec plusieurs pays afin de favoriser le retour de leurs ressortissants.
Au sujet des pourparlers irano-américains, le ministre irakien des Affaires étrangères a souligné : « Nous espérons que ces pourparlers aboutiront à un accord bénéfique pour les deux pays et pour l'ensemble de la région. Tous doivent soutenir le processus de négociations entre les États-Unis et l'Iran et veiller à sa poursuite. »
« Oman joue le rôle de médiateur entre l'Iran et les États-Unis, et nous coordonnons également nos actions avec ce pays. Inviter les dirigeants américains et iraniens à se rencontrer constitue déjà un pas positif dans la bonne direction », a-t-il poursuivi.
Ces déclarations interviennent après que le président américain Donald Trump s'est opposé, il y a quelques jours, au retour de Nouri al-Maliki au poste de Premier ministre de l’Irak.
Dans un message publié sur le réseau social Truth Social, Trump avait mis en garde contre le retour de Nouri al-Maliki et avait menacé de suspendre l'aide américaine à l'Irak en cas d'élection de ce dernier.
Cette prise de position américaine a suscité une vive réaction au sein des milieux et groupes politiques irakiens, étant donné que les Irakiens y voient une ingérence manifeste de Washington dans les affaires intérieures de Bagdad.