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ONU: l'envoyé russe rejette l'option militaire contre l'Iran et appelle à la diplomatie

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Vassili Nebenzia, ambassadeur permanent de la Russie auprès de l'ONU. ©Sputnik

Vassili Nebenzia, ambassadeur de Russie auprès des Nations unies a fermement rejeté toute option militaire contre l’Iran, avertissant qu’une attaque pourrait déstabiliser toute la région. Moscou soutient la diplomatie sans s’imposer comme médiateur, a-t-il indiqué.

« Le recours à la force contre l’Iran par l’Occident, notamment par les États-Unis, aura de graves conséquences régionales et doit donc être évité », a déclaré Nebenzia, jeudi 5 février.

« Nous espérons que les États-Unis et leurs alliés feront preuve de sagesse et adopteront une attitude plus constructive. Toute solution militaire est inacceptable, dangereuse et susceptible d’entraîner des conséquences régionales. »

La pression sur la République islamique d’Iran s’est intensifiée en début d’année. « La campagne visant à “dénigrer” l’Iran s’est poursuivie avec une vigueur renouvelée », a-t-il souligné.  

L’envoyé russe a rappelé que le 15 janvier, « à la demande des États-Unis, une réunion du Conseil de sécurité a été organisée et les déclarations des délégations occidentales se sont, comme prévu, résumées à des accusations contre Téhéran ».

La Russie et d’autres membres du Conseil de sécurité ont recentré le débat, soulignant que « les véritables menaces à la paix et à la sécurité internationales proviennent […] des menaces flagrantes d’utiliser la force contre l’Iran et de l’ingérence dans ses affaires intérieures ».

La Russie ne s’impose pas comme médiatrice entre l’Iran et les États-Unis

Par ailleurs, jeudi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que Moscou ne cherchait pas à jouer un rôle de médiateur mais restait profondément préoccupé par les risques d’escalade.

Les commentaires de Lavrov interviennent alors que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé que des négociations nucléaires entre l’Iran et les États-Unis devaient avoir lieu vendredi matin à Mascate, la capitale omanaise.

Le président américain Donald Trump a fait état le 26 janvier du déplacement d'une « armada massive » vers l’Iran et a exhorté Téhéran à conclure un accord nucléaire.

Cinq cycles de négociations nucléaires entre les États-Unis et l’Iran en 2025 se sont soldés par un échec après l’agression militaire lancée par Israël contre l’Iran et les frappes américaines sur les installations nucléaires iraniennes.

Selon les médias iraniens, les négociations porteront exclusivement sur le programme nucléaire pacifique de l’Iran et la levée des sanctions.

M. Araghchi devrait diriger la délégation iranienne, qui comprendra ses adjoints Majid Takht-Ravanchi et Kazem Gharibabadi. Les États-Unis seront représentés par l’envoyé spécial de la Maison-Blanche, Steve Witkoff, selon les dernières informations.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV