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Les États-Unis prévoient de prendre le contrôle de la vente du pétrole vénézuélien, avec des promesses creuses d'investissements massifs

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La raffinerie El Palito à Puerto Cabello, au Venezuela, le dimanche 21 décembre 2025. ©AP

Les États-Unis entendent prendre la main sur la vente mondiale du brut vénézuélien, en commençant par l’écoulement des réserves stockées localement.

Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a déclaré mercredi que Washington contrôlerait « pour une période indéterminée » la commercialisation du pétrole vénézuélien. Il a dit que le plan commencerait par l'écoulement des réserves stockées localement et prétendu que ce plan apporterait des « avantages énormes » au pays latino-américain.

« Nous allons commercialiser le pétrole brut provenant du Venezuela, d'abord celui qui est stocké, puis, pour une période indéterminée, à l'avenir, nous vendrons la production provenant du Venezuela sur le marché », a déclaré M. Wright lors d'un événement organisé par la banque Goldman Sachs à Miami sur le thème de l'énergie.

« Les ressources sont immenses », s'est enthousiasmé le ministre, s'attendant à « obtenir plusieurs centaines de milliers de barils par jour de production supplémentaire à court et moyen terme, si les conditions sont réunies ».

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées du monde avec plus de 303 milliards de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Chris Wright a affirmé qu’il menait des négociations avec des compagnies pétrolières américaines concernant leurs activités au Venezuela.

Il a prétendu que l'arrivée des compagnies américaines pourrait permettre d'augmenter la production de pétrole de plusieurs centaines de milliers de barils par jour, alors que le Venezuela produit actuellement 900 000 barils par jour.

Le ministre américain de l’Énergie a ajouté que les États-Unis prévoient d’investir dans le développement du secteur pétrolier vénézuélien, prétendant que cela offrirait « d'énormes avantages » pour ce pays latino-américain.

Après l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, Washington a annoncé l'arrivée prochaine des « plus grandes compagnies pétrolières américaines », qui vont, selon lui, « dépenser des milliards de dollars », « réparer les infrastructures » et « générer des revenus pour le pays ».

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Cependant, Politico a révélé que le véritable objectif des États-Unis n'était pas d'aider, mais de prendre un contrôle total sur le pétrole vénézuélien en imposant leurs propres conditions : les compagnies pétrolières occidentales ne pourraient revenir qu'en échange d’investissements massifs et sous la domination américaine.

Le journal américain a qualifié cette stratégie de recolonisation économique : le Venezuela, privé de toute souveraineté, se verrait imposer des entreprises étrangères, un agenda étranger et des intérêts qui ne lui appartiennent pas.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV