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L’enlèvement du président vénézuélien par les USA est un acte flagrant de terrorisme d’État (Araghchi)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Photo combinée du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (D) et son homologue vénézuélien, Yvan Gil Pinto. ©MFI

Le ministre iranien des Affaires étrangères a fermement condamné l’agression militaire américaine contre le Venezuela, ainsi que l’enlèvement du président Nicolas Maduro et de son épouse, qualifiant cette action d’« acte flagrant de terrorisme d’État » et de violation manifeste de la souveraineté du peuple vénézuélien.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi a tenu ces propos samedi soir, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue vénézuélien, Yvan Gil Pinto au cours duquel ils ont abordé des dernières évolutions liées à cette agression.

M. Araghchi a vivement condamné le kidnapping du président légitime du Venezuela et de son épouse, soulignant que cet acte représentait une atteinte flagrante à la volonté nationale vénézuélienne.

Il a réaffirmé le soutien de la République islamique au peuple vénézuélien et à son gouvernement élu.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a remercié l’Iran pour sa position de principe et son expression de solidarité, insistant sur le fait que le peuple et le gouvernement vénézuéliens étaient déterminés à défendre leur souveraineté nationale et leur droit à l’autodétermination face aux intimidations et aux politiques illégales de Washington. 

Cet appel intervient dans un contexte de tensions croissantes, notamment après les déclarations du président américain Donald Trump qui a affirmé que Washington prendrait le contrôle du Venezuela durant une période transitoire après ce kidnapping. Lors d’une conférence de presse en Floride, Donald Trump a lancé que les États-Unis « dirigeraient » le pays jusqu’à une transition du pouvoir « sûre, appropriée et judicieuse ». Il a ajouté que des représentants de son gouvernement superviseraient la « gouvernance » durant cette période.

A lire : Venezuela : quand les États-Unis n’ont plus de limites, de l’ingérence au kidnapping sous faux prétextes

Il a aussi indiqué que des forces américaines étaient déjà présentes au Venezuela, bien qu’aucun signe immédiat de leur présence n’ait été constaté.

Des troupes américaines ont mené des frappes coordonnées contre des cibles civiles et militaires à Caracas et dans plusieurs autres États dans les premières heures de samedi. Le président américain a précisé que Maduro et son épouse, Cilia Flores, avaient été enlevés pendant l’opération et exfiltrés du pays.

Des responsables américains ont indiqué que le couple se trouvait à bord d’un navire de guerre américain en route pour New York, où il devait être jugé pour « accusations criminelles ».

Le gouvernement vénézuélien a condamné ces attaques, les qualifiant d’acte d’agression militaire direct visant à s’emparer des richesses pétrolières et minières du pays.

Cette agression faisait suite à des mois de pression sur le Venezuela, notamment un renforcement des forces américaines en Amérique du Sud et des attaques dans l’est du Pacifique et dans les Caraïbes. Washington prétendait que ces attaques étaient liées à des allégations de trafic de drogue, des accusations que Maduro a rejetées comme étant un prétexte pour attaquer son pays.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV