L'Iran et la Tanzanie supprimeront-ils le dollar? La visite du ministre iranien des Affaires en Tanzanie alors que les USA continuent à maintenir les sanctions le laisse supposer. Première percée de dédollarisation en Afrique?
En tournée africaine, le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amirabdollahian, a été reçu par son homologue tanzanienne Liberata Mulamula, dès son arrivée, jeudi 25 août.
Le ministre iranien rappelant que la Tanzanie, l'un des plus importants pays du continent africain, avait toujours occupé une place particulière dans la politique étrangère iranienne a souligné que l'opinion positive entre les peuples et les autorités des deux pays était partagée et que leurs relations étaient historiques.
« La Tanzanie a une grande capacité d'investissement dans les domaines tels que l'exploitation minière, l'agriculture, l'élevage, la pêche, les industries, le tourisme, la culture territoriale et l'exportation de fruits tropicaux, » a poursuivi ministre iranien des Affaires étrangères en qualifiant la tenue de cette réunion de preuve de l'intérêt des parties à promouvoir la coopération économique.
Déclarant que la République islamique d'Iran est l'un des pays industrialisés et développés d'Asie, Amirabdollahian a déclaré : « Notre pays est grandement apte à offrir ses services dans le domaine d'ingénierie technique, de l'exportation de produits pétrochimiques et de produits fondés sur le savoir. Nous sommes en mesure d’aider la Tanzanie à atteindre ses objectifs en matière de développement et d'industrialisation. »
Tout en confirmant la fermeté bipartite pour accorder la priorité aux relations économiques, Amirabdollahian a également souligné : « Notre présence ici, avec plus de 20 entreprises privées et gouvernementales montre le sérieux de l'Iran pour la coopération commerciale avec la Tanzanie. »
Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, la tenue de la commission économique mixte entre l'Iran et la Tanzanie dans le but de poursuivre les objectifs et les priorités des deux pays est le point de départ de la coopération.
« Le niveau actuel des relations commerciales pourrait être multiplié, d'où la présence de la délégation commerciale iranienne à cette réunion » a-t-il ajouté.