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Zoom Afrique du 16 août 2022

Zoom Afrique du 16 août 2022

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Actualité en Afrique :

- Iran-Maurice : Signature du 1er protocole d’accord économique et commercial

- Les derniers militaires français de la force Barkhane ont quitté le Mali

- Côte d’Ivoire : Projet d’interconnexion CLSG

- Centres de vote pour les législatives 2023 : Le Bénin doté d’une nouvelle loi

Analyses de la rédaction :

1. Iran/Maurice : une coopération plus que bénéfique ! 

Le monde unipolaire touche à sa fin et l’égocentrisme occidental également. Tout ne vient plus seulement de l’Europe, vu que depuis le début de l’opération militaire russe en Ukraine, l’Europe a montré aux yeux du monde, qu’elle était dépendante du reste du monde dans quasiment tous les secteurs. 

Alors que d’autres nations à travers le monde se sont battues bec et ongle pour la préservation de leur souveraineté et leur indépendance. De plus, ces nations sont également en mesure d’approvisionner d’autres pays dans le besoin. L’Iran en est le parfait exemple. 

Une délégation composée de représentants du gouvernement mauricien et du secteur privé est en mission de prospection à Téhéran, Chiraz et Tabriz.  

Les autorités mauriciennes font feu de tout bois afin de s’approvisionner en produits de consommation divers au vu des chamboulements provoqués par l’opération militaire russe en Ukraine et toute la campagne qui a suivie suite à l’approvisionnement en blé à travers le monde. En attendant la levée des sanctions américaines contre l’Iran, une délégation composée de représentants du gouvernement et du secteur privé sont en mission de prospection à Téhéran, Chiraz et Tabriz. Des discussions auront lieu du 14 au 19 août prochains sous l’égide des organismes de promotion de l’investissement iranien et mauricien.  

Des accords devront être conclus pour fournir Maurice en blé, ciment, farine, lait en poudre, matériaux de construction, produits pharmaceutiques et autres. Des discussions bilatérales sont également prévues dans les domaines suivants : agricole, éducatif, naval, aérospatial, pêche, tourisme et transformation. La chambre de commerce et d’industrie de Maurice avait eu des discussions préalables le mois dernier avec le représentant diplomatique iranien, Hassan Ali Bakhshi, qui est basé à Madagascar. 

« Maurice a beaucoup à gagner avec l’Iran, notamment avec le projet d’industrie pharmaceutique cher au gouvernement », explique-t-on à l’Economic Development Board (EDB), l’organisme mauricien pour la promotion de l’investissement. 

Eh oui, les régimes de sanctions n’ont jamais eu l’effet escompté. En effet, la préservation de la souveraineté et l’indépendance de l’Iran a permis non seulement d’être autosuffisant, mais en plus de pouvoir approvisionner d’autres nations, qui généralement refusent de s’embourber dans une spirale dépendante et non bénéfique avec les pays occidentaux. Les partenariats gagnant-gagnant se développent de plus en plus entre l’Iran et le reste du monde, au grand dam de certains ! 

2. Mali : Pékin envoie des soldats ! 

Le vendredi 12 août 2022, l’Allemagne s’est vue obligée de suspendre sa mission militaire au Mali jusqu’à nouvel ordre. « Le gouvernement malien a encore une fois refusé d’autoriser un vol prévu aujourd’hui. Nous suspendons jusqu’à nouvel ordre nos opérations de reconnaissance et les vols de transport par hélicoptère, car il n’est plus possible de soutenir la MINUSMA sur le plan opérationnel », a indiqué le ministère allemand de la Défense. 

Lors d’une audience accordée, le vendredi 12 août 2022, à l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Mali, Dietrich Pohl, Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères du Mali a parlé de « fausses informations faisant état d’un refus des Autorités maliennes d’accorder l’autorisation de survol au contingent allemand ». Selon Abdoulaye Diop, il a expliqué à son hôte la mise en place d’un nouveau mécanisme d’approbation des rotations de contingents, à la faveur de la réunion de coordination tenue, le 1er août 2022, avec la Mission onusienne. « Ce nouveau dispositif répond à des impératifs de sécurité nationale. À cet égard, il a invité l’Allemagne à renouveler sa demande de rotation dans le cadre de ce mécanisme à travers la MINUSMA, avant d’assurer l’Ambassadeur du traitement diligent qui sera réservé à la requête », lit-on dans le communiqué du ministère des Affaires étrangères du Mali. 

C’est-ce qui était prévu. Le gouvernement malien l’avait bien précisé, si la Minusma reste au Mali, ce sera seulement sous les conditions que Bamako impose et non sous les conditions de la Minusma. D’un autre côté, un nouveau contingent a fait également son apparition au Mali. 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a annoncé ce lundi, que la Chine a déployé à la MINUSMA à Gao, une équipe chargée de la protection du camp, du soutien médical et des travaux d’ingénierie. 

Longtemps réfractaire aux missions de maintien de la paix de l’ONU, qu’elle considérait comme des ingérences injustifiées, la Chine compte depuis 2013, quelque 2 000 hommes engagés auprès des Nations unies. Pékin a progressivement changé de directive avec une implication graduelle dans les missions de paix de l’Organisation des Nations unies, seulement à la demande des autorités du pays concerné. 

En 2013 déjà, la Chine avait proposé d’envoyer 500 soldats au Mali dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l’ONU. Ce lundi, on apprend de sources officielles qu’elle a dépêché un contingent à la MINUSMA, à Gao. 

« La sécurité des Casques bleus est essentielle à la mise en œuvre de notre mandat au Mali. La Chine a déployé à la MINUSMA à Gao, une équipe chargée de la protection du camp, du soutien médical et des travaux d’ingénierie », a annoncé ce lundi, la MINUSMA. 

Ce déploiement d’un contingent chinois au Mali, intervient dans un contexte où, la MINUSMA fait l’objet des critiques les plus acerbes notamment pour ses résultats « infructueux » dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. 

3. Mali : 72 heures pour le départ de Barkhane ! 

Considérant que depuis la libération des zones du nord du Mali en janvier 2013, la région de Gao vit dans une spirale de violence et de grandes incertitudes, avec son lot d’assassinats ciblés, d’enlèvements de personne, de véhicules, des troupeaux de bétail avec payement de rançons et de taxes illégales, des scènes de braquage à l’intérieur des villes comme sur les axes routiers interurbains. Suite à l’échec de la politique pratiquée par les Autorités françaises à aider le Mali dans la lutte contre le terrorisme et le recouvrement de l’intégrité du territoire national. 

Considérant que depuis plusieurs mois les Autorités françaises, dans une campagne de déstabilisation systématique, profèrent des injures et des actes de dénigrement contre les Autorités et le Peuple maliens tout en posant des actes de sabotage contre les efforts de reconquête de l’indépendance et de la souveraineté du pays. 

Considérant que la Force française Barkhane, dans sa mission paternaliste et néocolonialiste, mène et tente de mener une campagne et de désinformation auprès des organismes internationaux, mais également de mener une campagne d’intoxication et de division entre les organisations et mouvements de la société civile et au sein de toute la population de la région de Gao. 

Considérant la volonté affirmée des Autorités maliennes pour défendre la souveraineté nationale et l’intégrité du territoire du Mali et assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens. 

Considérant l’exigence des Autorités maliennes adressées aux Autorités françaises de mettre fin, sans délai, à leur présence de la Force Barkhane sur l’ensemble du territoire national. 

Considérant le retard pris et la mauvaise foi des Forces françaises de Barkhane à continuer d’occuper la base militaire de l’Aéroport de Gao. 

Considérant la persistance de l’insécurité sur les axes routiers, notamment sur la route Gao-Sévaré, devenue l’une des routes les plus dangereuses comme l’atteste les récentes ignominies portant incendie d’une vingtaine de camions lâchement brûlés. 

Considérant que les Forces françaises continuent d’entretenir et d’appuyer les Forces terroristes, notamment dans les zones de Ménaka, d’Ansongo et de Gao. 

Considérant la forte implication des Forces françaises dans les attaques terroristes dans la région des trois frontières, notamment dans les dernières à Tessit. 

Nous, Forces vives de la Ville de Gao, nous inclinant sur la mémoire des toutes victimes civiles et militaires de cette situation d’insécurité généralisée, avons décidé d’organiser une série de manifestations contre la présence des Forces françaises de Barkhane dans les villes de Gao et d’Ansongo. 
de dénoncer l’attitude la Force française Barkhane qui apparaît comme le véritable parrain des Terroristes au Mali 
d’avertir la MINUSMA pour ne pas servir refuge aux éléments de Barkhane au Mali, de demander aux Autorités maliennes de porter plainte contre les Autorités françaises pour complicité dans l’attaque meurtrière de Tessit et toutes autres agressions meurtrières contre les populations et les Forces de défense et de sécurité maliennes, d’exiger des Autorités maliennes la clarification des missions des contingents étrangers composant la MINUSMA, et à défaut leur départ immédiat du Mali. 

En conséquence, Nous, Forces Vives de la Ville de Gao, donnons à compter de jour dimanche 14 août 2022 un ultimatum de 72 heures pour le départ définitif de Barkhane. 

Passer ce délai passé, nous interdirons la circulation de toutes Forces étrangères dans la ville de Gao et sur les axes routiers : Gao-Ansongo, Gao-Bourem, Gao-Wabaria, sans préjudice de toutes autres actions nécessaires, jusqu’à l’atteinte de notre objectif. Suite aux évènements du dimanche 7 août ou les unités des Forces Armées maliennes de Tessit ont été la cible d’une attaque terroriste avec un bilan non exhaustif de 42 morts et 22 blessés côté FAMa et 37 terroristes neutralisés. À cet effet, le Gouvernement de la Transition, à travers un communiqué en date du 10 août 2022 émis par son Porte-Parole, le Colonel Abdoulaye Maïga, a dénoncé le fait que les terroristes ont bénéficié d’appuis majeurs, y compris d’expertises extérieures.  

Suite à l’attaque contre les FAMa à Tessit, une commune du cercle d’Ansongo dans la région de Gao, le Gouvernement de la Transition, dans son communiqué N° 036, a informé l’opinion nationale et internationale que le dimanche 7 août, nos Forces de Défenses et de Sécurité dans leur mission sacrée de défense du territoire et de protection des populations ont réagi vigoureusement à une attaque complexe et coordonnée des Groupes armés terroristes, vraisemblablement de Daech caractérisée par l’usage de drones, d’explosifs, de véhicules piégés et des tirs d’artillerie. 

En effet, à la lumière de ce communiqué, il ressort l’enregistrement par les FAMa d’opérations clandestines de survol d’aéronefs. Toute évidence qui équivoque que les terroristes ont bénéficié d’appuis majeurs et d’expertises extérieures. Nonobstant, dit le même communiqué, au cours de violents combats qui ont duré plusieurs heures, la sécurisation et la préservation des vies des populations sont demeurées les objectifs primordiaux des autorités maliennes. 

Tant que les militaires étrangers seront présents sur le territoire malien, les attaques terroristes ne cesseront pas. Les Autorités maliennes ne doivent plus attendre que Barkhane et Cie fassent leur bagage, ils doivent maintenant les mettre à la porte au plus vite si le Mali veut instaurer la sécurité sur ce territoire. Le peuple malien a déjà commencé à les pousser dehors, et les Maliens ne vont pas en rester là. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV