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Zoljanah ou le missile intercontinental à trois étages iranien

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le porte-satellites Zoljanah, développé en Iran et à propulsion hybride. (Photo d’archives)

Après Nour-1, l’Iran a dévoilé son nouveau porte-satellite Zoljanah équipé de la propulsion à combustible solide la plus puissante jamais construite dans le pays qui est actuellement en phase de test de lancement pour pouvoir mener à bien sa mission spéciale.

Zoljanah est un porte-satellites à trois étages dont deux étages de propulsion solide et un seul liquide, affirme le responsable, indiquant que l’appareil capable de placer les satellites sur une orbite à 500 km au-dessus du sol, peut rivaliser avec les transporteurs actuels du monde.

Le document de vision aérospatiale de l’Iran, approuvé en 2012, a pour son objectif ultime de mettre des satellites en 3 orbites à savoir l’orbite terrestre basse (Léo) située entre 100 et 1500 kilomètres d’altitude, l’orbite terrestre moyenne (MEO) située entre 5000 et 12 000 kilomètres d’altitude et l’orbite géosynchrone (GPS) à 36 000 km d’altitude ainsi qu’utiliser le satellite de télécommunication dans le GPS.

Atteindre cet objectif signifie la capacité de l’Iran à lancer et à exploiter le satellite à une altitude de 250 km à 36 000 km au-dessus de la Terre, ce qui nécessite la mise en œuvre des quatre étapes envisagées comme suit :

La première étape consistait à placer le satellite en orbite à une altitude de 250 km au-dessus du sol, ce que le satellite Safir 1 a réalisé avec un total d’environ 8 lancements, dont deux ont été annulés et quatre ont réussi. Omid, Rasad, Navid et Fajr étaient les satellites qui ont mis en orbite par le porte-satellite Safir 1.

La deuxième étape reposait sur la construction d’un porte-satellite capable d’installer le satellite à une altitude de 500 km au-dessus de la Terre, ce que l’Iran a réalisé en en lançant le porte-satellite Safir 2 (Simorgh) capable de transporter 250 kg de charges a une altitude de 500 kilomètres.

La troisième étape consiste à injecter le satellite dans une altitude de 1000 km avec le porte-satellite Sarir. En ce qui concerne la quatrième étape. Il s’agit de consolider l’utilisation de la technologie spatiale dans l’orbite de 36 000 kilomètres de la Terre qui pourrait être réalisé en lançant le satellite Soroush, chargé de transporter des satellites lourds de 8 tonnes.

À l’heure actuelle, l’Iran, la Russie, les États-Unis, la France, le Japon, la Chine, la Grande-Bretagne, l’Inde et la Corée du Nord sont les 10 seuls pays qui peuvent lancer des satellites en orbite LEO.

Zoljanah est un porte-satellites à trois étages dont deux étages de propulsion solide et un seul liquide, l’appareil est capable de mettre « des charges utiles pesant jusqu’à 220 kilogrammes sur l’orbite à une altitude de 500 kilomètres.

Les premier et deuxième lancements réussis de Zoljanah ont été effectués respectivement le 31 janvier 2021 et le 26 juin 2022. Si le troisième lancement de satellite Zoljanah réussissait, il serait en mesure de placer simultanément à chaque lancement plus de 10 satellites de reconnaissance en orbite.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV