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"Pas de plan B si le PGAC échoue, Israël ne peut bombarder l'Iran"

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des techniciens travaillent sur le circuit secondaire du réacteur à eau lourde d'Arak, alors que des officiels et des médias visitent le site nucléaire, près d'Arak, à 250 kilomètres au sud-ouest de la capitale Téhéran, en Iran, le 23 décembre 2019. ©AP/Archives

Un responsable informé des consultations conjointes américano-israéliennes a déclaré que Washington et Tel-Aviv n'avaient pas de plans alternatifs pour le prétendu échec des pourparlers sur la relance du Plan global d'action conjoint ou accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, a rencontré son homologue israélien le 5 octobre. Les consultations entre les deux responsables ont eu lieu dans le cadre des réunions de l’US-Israel Strategic Advisory Group.

Un haut responsable américain qui est entré en communication avec des journalistes sous couvert d'anonymat a déclaré que l'administration du président américain Joe Biden a débuté des pourparlers avec l'Iran. Il a affirmé que la si voie diplomatique n'aboutissait pas à un quelconque résultat avec l’Iran, Washington serait prêt à recourir à d'autres mesures alternatives.

Dans le même temps, les médias sionistes ont rapporté qu'Israël avait demandé aux États-Unis d'imposer des sanctions à l'Iran si les pourparlers échouaient.

Cependant, Al-Monitor, citant des sources diplomatiques, a rapporté que loin de la sphère publique, l'atmosphère des réunions américano-israéliennes n'était pas au mieux.

Selon le rapport, le régime sioniste pense que pour Tel-Aviv la perception de la menace du programme nucléaire iranien n'est plus la même que celle du côté américain.

Un haut responsable du ministère israélien des Affaires militaires, proche de Bani Gantz, a déclaré à Al-Monitor : “Oui, les conversations étaient bonnes, l'atmosphère était très amicale et ouverte, les messages ont été échangés, mais en termes de problèmes de base, la situation est mauvaise et peut-être même très mauvaise.” “À l'heure actuelle, il n'y a pas de plan d'urgence contre l'Iran en cas d'échec des négociations. ils n'ont pas de plan B, il n'y a pas de substitut, et ce qui est très inquiétant, c'est qu'ils ne s'en inquiètent pas du tout, ils voient les choses complètement différemment de nous, bien sûr, c'est leur droit, mais c'est une grave préoccupation pour nous”, a-t-il poursuivi.

Cet aveu d'impuissance intervient alors que dans la foulée de la première visite du MAE iranien en Russie il y a trois jours, certaines sources sionistes ont affirmé qu'Israël avait fini par déclarer forfait en se faisant, à l'idée de son incapacité à contrer l'émergence d'un Iran nucléaire. " une médiation russe entre l'Iran d'une part et les USA de l'autre se serait imposée à Israël qui devra se faire à un Iran " au seuil de nucléaire", dit DEBKAfile, site proche du renseignement de l'armée israélienne. 

Vendredi à Beyrouth où le ministre iranien des A.E. s'est rendu pour la première fois depuis la formation du nouveau cabinet libanais, il a tenu à affirmer qu'Israël "est un bien plus petite partie pour pouvoir s'opposer à l'Iran". 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV