Actualité en Afrique :
Analyses de la rédaction :
1. Niger : Bazoum neutralise les complots
Il est vrai que l’attaque de Solhan, ce terrible massacre perpétré par terroristes interposés au Burkina Faso, n’avait pas seulement pour but de ternir l’image d’une armée nationale, mais les commanditaires de cette attaque voulaient plus : mettre au pas le gouvernement burkinabé qui a longtemps résisté à tous les coups portés contre sa patrie, déstabiliser une armée, qui malgré les maintes tentatives occidentales à savoir les attaques perpétrées contre elle, l’approvisionnement en arme et équipements usés, etc. a réussi à assurer la sécurité de son pays, décrédibiliser une force populaire asymétrique qui, à l’image des forces populaires moyen-orientales a réussi à appuyer son armée dans la lutte contre le terrorisme, en enfin pousser le gouvernement à suivre les diktats occidentaux.
En effet depuis cette attaque, les pressions de la soi-disant opposition se multiplient contre le gouvernement burkinabé, le poussant à limoger deux de ses principaux ministres, dont les ministres de la Défense et de la Sécurité.
Mais les exigences de cette opposition ne s’arrêtent pas là et les appels à manifestations antigouvernementales se multiplient.
L’objectif étant évidemment de démanteler cette force populaire, qui en si peu de temps, à réussi à faire ce que les forces étrangères n’ont pas réussi à réaliser pendant des années. En effet l’opération baptisée « Taanli » (alliance en langue locale gulmanchema) a été lancée le 10 juin courant au niveau de la frontière entre le Burkina Faso et le Niger, par des unités des deux pays, et en moins d’un mois, plus de 100 terroristes ont été neutralisés et leurs armes étaient détruites ou récupérées.
Cependant, la campagne médiatique contre le Burkina Faso se poursuit, et la neutralisation de ce nouveau complot exige une grande vigilance et intelligence de la part du président Kaboré qui a prouvé durant ces dernières années qu’il s’est comment s’y faire.
De son côté, le président nigérien semble avoir tiré leçon de ce qui s’est passé dans les pays voisins dont le Tchad et le Mali et a consacré sa première sortie officielle à la région de Diffa en proie à l’insécurité. Après avoir rendu visite aux soldats, il doit se rendre ce vendredi 2 juillet dans le village de Baroua où les populations ont abandonné depuis six ans leur village à cause des attaques répétées de Boko Haram.
À la place des armes de la zone de défense numéro 5 de Diffa, le chef suprême des armées a tenu à saluer la bravoure de ses soldats : « Je suis venu saluer votre courage, vous êtes sur un front assurément difficile, et ce, depuis des années », a déclaré Mohamed Bazoum.
Après cette visite, le président nigérien s’est rendu sur le front de la guerre contre le terrorisme dans le village de Baroua, près du lac Tchad, dans le sud-est du pays.
Les pays sahéliens savent très bien comment gérer la situation et les menaces si la puissance néo-colonialiste ne leur met pas de bâtons dans les roues… Mais il est vrai que face aux populations africaines et au soulèvement contre le néocolonialisme dont le monde est témoin, le bloc occidental panique et les Occidentaux se retrouveront à la porte. Ce n’est qu’une question de temps !
2. Cameroun : le Venezuela bis ?
Visiblement, le changement de l’administration Trump aux USA et le départ de son M.Afrique, Tibor Nagy, n’ont rien changé des politiques américaines au Cameroun.
Alors que l’armée camerounaise fait l’objet de toutes sortes d’accusations et de pressions, elle poursuit ses opérations de sécurisations des zones anglophones.
De son côté, Paul Biya qui a de moins en moins de confiance à la France se penche de plus en plus vers l’axe de l’Est. Et tout ceci, pousse l’axe US-OTAN de s’appuyer une fois de plus sur cette diaspora qu’elle manipule à l’étranger afin de mettre pression sur le gouvernement camerounais.
« À la place de la République ce samedi 3 juillet 2021, des centaines de Camerounais se sont rassemblés pour démontrer leur ras-le-bol contre Etoudi. Sur des tee-shirts de couleur bleue que ces derniers arboraient, l’on apercevait des messages hostiles à Paul Biya et présentant Maurice Kamto comme l’alternative pour le Cameroun », lit-on dans les médias.
De leur côté et à peine 48 heures avant cette manifestation, les autorités consulaires françaises ont annoncé avoir rejeté la demande de visa de Maurice Kamto en France !
Les autorités consulaires ont évoqué comme motif de ce refus au président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), la situation sanitaire précaire, notamment avec la pandémie du coronavirus.
Connaissant les règles du jeu de cet axe colonialiste, difficile d’accepter que le motif de ce rejet soit la question sanitaire !
Ce scénario nous rappelle plutôt celui du Venezuela où en préparant le terrain au retour de l’opposant Juan Guaido, on a tenté de semer la déstabilisation et de souffler sous les braises d’une guerre civile.
Maurice Kamto, n’ayant pas obtenu le visa français, serait contraint d’entrer au Cameroun, où il avancera ses plans soutenus par cet axe déstabilisateur et poussera le pays vers une guerre civile, chose que cet axe néo-colonialiste a depuis longtemps cherché à mettre en oeuvre, sans succès…
Mais souverainiste et indépendantiste qu’il est, l’État camerounais est fort et est capable de faire face à tous les complots étrangers.
3. Mali : le nouveau jeu français ?
La France, dont plus de 5 000 militaires sont déployés au Sahel, va reprendre ses opérations conjointes avec les Forces armées maliennes (FAMa), a annoncé, vendredi 2 juillet, dans la soirée le ministère français des armées. Elle avait suspendu sa coopération bilatérale à la suite d’un second coup d’État au Mali en mai.
Mais que signifie cet aller-retour ? Luc Michel, géopoliticien nous en dit plus.