TV

Israël annonce sa future entrée sur le marché européen

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (G) et le président russe Vladimir Poutine au Kremlin, le 9 mai 2018. ©AFP

Tel-Aviv a approuvé, dimanche 19 juillet, un accord avec les pays européens pour la construction d’un gazoduc sous-marin qui approvisionnerait l’Europe en gaz naturel de la Méditerranée orientale.

Le gazoduc Eastmed, en cours de planification depuis plusieurs années, est destiné à transporter du gaz au large de la Palestine occupée et de Chypre vers la Grèce et vers l’Italie. Un accord pour concrétiser le projet qui a été signé en janvier entre les ministres grec, chypriote et israélien avait encore besoin de l’approbation finale du régime israélien.

Les trois parties impliquées dans cet accord visent à parvenir à une décision finale d’investissement d’ici 2022 et à ce que le pipeline de 6 milliards d’euros soit achevé d’ici 2025 pour aider l’Europe à diversifier ses ressources énergétiques.

Une estimation terrestre et maritime est actuellement en cours pour déterminer le tracé du pipeline de 1 900 km. L’Union européenne et le propriétaire du gazoduc IGI Poseidon, une joint-venture entre la société gazière grecque DEPA et le groupe énergétique italien Edison, ont chacun investi 35 millions d’euros dans le projet.

Le gazoduc devrait initialement transporter 10 milliards de mètres cubes de gaz par an avec la possibilité de doubler à terme la capacité.

Lire aussi : Israël résolu à exporter son gaz vers l’Europe

Un facteur de développement ou un élément de tension ?

Dépitée par l’accord, la Turquie croit que les projets négligeant Ankara et les Turcs de Chypre sont voués à l’échec, car ils ne visent que d’isoler la Turquie.

Dans la foulée, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy, a déclaré que la Turquie disposait de la ligne côtière la plus longue dans la Méditerranée orientale et que les Turcs de Chypre devraient aussi bénéficier des ressources naturelles de cette région.

« Certains pays, au lieu de coopérer, ils se livrent à des calculs erronés », a souligné Hami Aksoy, ajoutant que cette « mesure sans intérêt » était censée isoler la Turquie.

De son côté, Washington soutient le projet Eastmed, car il y voit une solution pour réduire la dépendance de l’Europe au gaz de Russie.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV