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Une action parallèle Turquie/Israël contre la DCA syro-russe : la réaction de Moscou?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un IL-20 russe aurait été visé par les missiles israéliens le 4 mai/Avia.pro

Quelques heures après le contact téléphonique entre les ministres russe et britannique des A.E, le mercredi 6 mai, entretien consacré, selon des sources officielles, à "la Covid-19, mais aussi à la Syrie", la Turquie a pris pour cible, et ce pour la première fois depuis la fin de la bataille d'Idlib fin février, un poste de contrôle russe. On se rappelle fort bien comment après sa défaite face à l'armée syrienne et ses alliés et être contraint d'aller signer, mort dans l'âme, une trêve avec la Russie au Kremlin, le "Sultan" s'est mis frénétiquement à envoyer des convois militaires à Idlib : batteries de missiles antimissiles made in Us Hawk, d'énormes quantités de missiles et de munitions, des chars et des véhicules blindés, et tout ceci sur fond de patrouilles militaires conjointes russo-turques bloquées par intermittence par les terroristes pro-turcs sur la fameuse autoroute M-4. 

On se rappelle aussi  de cette visite parfaitement illégale de Wallace, ministre britannique de la Défense à Idlib où il s'est comporté en terre conquise comme pour visiter ses propres unités de combats qui se trouvaient être "turques" et "takfiriste".

Depuis cette date, Ankara continue à souffler le chaud et le froid, à l'endroit de la Russie, jouant le jeu des patrouilles conjointes tout en renonçant aux S-400. Mais de là, le fait d'ouvrir le feu sur un poste de contrôle russe à 8 kilomètres d'Ain al Arabe, et ce, par le biais des gardes-frontières turques, c'est un pas qu'Ankara n'avait pas encore franchi. Selon l'OSDH, un Kurde de Syrie, qui y montait la garde aurait été tué. la prochaine fois, la victime pourrait-elle être russe? A Idlib, l'OTAN menée par Londres, continue à s'armer en attendant les jours meilleurs et cette première sortie anti-russe des gardes-frontières turques pourrait ne pas y être étrangère, note un analyste. 

 Parallèlement à cette sortie anti-russe d'Ankara qui se fait comme toujours sous prétexte de la lutte contre le terrorisme kurde, un autre acteur de la guerre syrienne, multiplie des provocations à l'adresse de Moscou. Le site web militaire russe, Avia-Pro, affirme dans son édition de 6 mai qu'au cours de sa dernière frappe nocturne  de la veille l’armée israélienne avait l'intention d’abattre un appareil de reconnaissance russe? Cartes et données aéronautiques à l'appui, le site dit : Un avion de reconnaissance militaire russe a survolé à 22:58 (heure locale) la zone du mont Zaviya (Rina), alors qu'à 22:32, des avions militaires israéliens ont lancé une série d'attaques de 8 missiles contre la province d'Alep, l'avion de reconnaissance russe se trouvant sur la trajectoire des missiles israéliens.

Et le site d'ajouter: " En effet en frappant al-Safira à Alep, les Israéliens ont une nouvelle fois leurré! les F-16 israéliens se sont servis d'un avion de ligner russe comme d'un bouclier pour empêcher que la DCA syro-russe puisse riposter. C'était dans de telles circonstances qu'un IL-20 russe a été abattu en 2018 par un missile tiré d'un S-200 syrien au large de Lattaquié, poussant la Russie à livrer des batteries de S-300 à l'armée syrienne." 

Dans la foulée des frappes israéliennes du 4 mai contre un centre de recherche de l'armée syrienne à Alep, la presse pro-israélienne a écrit  : "Quatre attaques israéliennes contre la Syrie au cours des deux dernières semaines, ainsi que la faible efficacité  du système de défense antimissile de défense aérienne Pantsir-S, indiquent qu'Israël a pu accéder aux systèmes radar des complexes de fabrication russe". Est-ce vrai? Pas tellement, si on se rappelle que là encore le régime sioniste a pris en otage un avion avec des passagers à bord qui auraient pu périr si la DCA syrienne tirait.  "Certains experts estiment qu'il est temps de moderniser la DCA syrienne vu que le camp d'en face a changé de tactique.", ajoute Avia.pro. 

 

 

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV